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Montbéliard: enquête sur le décès d'une maman après une césarienne

Une femme de 42 ans a perdu la vie, mardi soir, quelques jours après avoir accouché par césarienne à la clinique de Montbéliard. (Photo d'illustration)

Une femme de 42 ans a perdu la vie, mardi soir, quelques jours après avoir accouché par césarienne à la clinique de Montbéliard. (Photo d'illustration) - Philippe Huguen - AFP

Une femme de 42 ans a perdu la vie, mardi soir, quelques jours après avoir accouché par césarienne à la clinique de Montbéliard. Une enquête est en cours pour déterminer les causes de sa mort, dans un service qui avait été fermé trois mois l'année dernière à la suite de "graves manquements".

"Mon épouse a quitté la maison en pleine forme pour aller accoucher. On me la rend morte". Ce sont par ces mots que Briss Serjam, un père de famille abattu, est revenu sur le décès de sa femme auprès de l'Est Républicain.

Le drame s'est produit mardi soir, à la suite d'un accouchement par césarienne le 12 février, à la clinique des Portes-du Jura de Montbéliard, dans le Doubs. Une tragédie qui soulève aujourd'hui beaucoup d'interrogations, dans un établissement qui avait déjà dû fermer son service gynécologie l'an passé à la suite d'une injonction de l'Agence régionale de santé. Explications.

Une césarienne "en urgence"...

Fatima, âgée de 42 ans, est admise le jeudi 12 février dans cette clinique privée de France-Comté, pour donner naissance à un petit garçon, son troisième enfant, après qu'elle a mis au monde un garçon de 16 ans et sa soeur de 6 ans. Dès le départ, l'accouchement ne se déroule pas comme prévu: une césarienne est pratiquée "en urgence" sur la patiente.

Tout juste né, son petit garçon doit par ailleurs être transféré au service pédiatrique du centre hospitalier de Belfort car son état suscite une certaine inquiétude. Aujourd'hui, le nouveau-né va bien et a pu rejoindre son domicile familial.

... suivie d'une grave infection

Sa maman, en revanche, a dû rester hospitalisée à la clinique à la suite de sévères complications. Atteinte de "fièvre et de violents maux de ventre", toujours selon le témoignage de son époux à l'Est Républicain, elle souffre d'une "grave infection", de l'aveu même d'un chirurgien. La décision est alors prise d'opérer d'urgence Fatima Serjam. Officiellement , l'intervention chirurgicale se serait bien déroulée, mais la patiente rencontre ensuite des problèmes respiratoires, jusqu'à son décès mardi soir.

Pour l'heure, les causes officielles de la mort ne sont pas connues. A ce titre, le parquet de Montbéliard a décidé d'ouvrir une enquête pour faire toute la lumière sur ce décès, comme l'ont relayé de concert le quotidien régional et France 3 Franche-Comté. Une affaire sur laquelle la justice va se pencher très précisément: il y a près d'un an, en avril 2014, l'Agence régionale de Santé avait décidé de fermer le service gynécologie de la clinique en question, à la suite de manquements graves mettant en danger la santé des patientes et de leurs bébés. Un service qui avait finalement pu rouvrir ses portes en juillet, après de nouveaux recrutements.

Jé. M.