BFMTV

Meurtre du juge Borrel: des scellés détruits par erreur par la justice

Le juge Borrel, avec son enfant, dans une photo non datée.

Le juge Borrel, avec son enfant, dans une photo non datée. - Famille Borrel - AFP

La ministre de la Justice Christiane Taubira va ordonner une enquête de l'inspection des services judiciaires après la destruction par erreur de scellés dans l'enquête sur le meurtre du juge français Bernard Borrel, assassiné en 1995 à Djibouti, a appris BFMTV auprès d'une source proche du dossier.

En septembre 2014, la chambre d'instruction de la cour d'appel avait ordonné des expertises sur trois scellés: le short du juge Borrel, qui comportait deux ADN inconnus, un briquet, qui portait une trace papillaire, et une sandale.

Une erreur humaine à l'origine

Quelques mois plus tard, en décembre dernier, ces preuves ont été détruites par erreur, à cause d'une mention erronée d'ordonnance de non-lieu. "C'est un désastre judiciaire", a commenté l'avocat de la veuve du juge Borrel. Elle est reçue actuellement avec ses proches par le procureur de la République de Paris, François Molins, et le président du tribunal de grande instance. 

Le corps du magistrat Bernard Borrel avait été retrouvé en partie calciné à Djibouti, en octobre 1995. Devenu affaire d'Etat, le dossier sur sa mort, qui avait dans un premier temps conclu au suicide, n'a jamais été refermé. Les circonstances de sa mort n'ont toujours pas été élucidées à ce jour. 

A. G. avec Cécile Ollivier