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Marseille: une rixe violente dans une cité se termine...dans une école

Des policiers français lors d'une alerte à la bombe à Paris le 20 mars 2017

Des policiers français lors d'une alerte à la bombe à Paris le 20 mars 2017 - Lionel BONAVENTURE, AFP/Archives

Des policiers ont été appelés mardi après-midi pour une intervention près d'une école à Marseille située dans un quartier sensible de la ville, où venait d'éclater une violente bagarre.

Des coups violents, et un homme blessé. Des écoliers marseillais d'un quartier sensible ont été témoins mardi en milieu d'après-midi d'une rixe particulièrement violente, lors de laquelle un homme tabassé par plusieurs agresseurs s'est réfugié dans l'établissement scolaire. La police a été appelée par des témoins près de l'école Air-Bel à Marseille, dans le 11e arrondissement.

Le personnel de l'école, et notamment la directrice de l'établissement, a raconté avoir vu plusieurs individus s'en prendre violemment à un autre près de l'école. Les agresseurs auraient tapé la victime avec la crosse d'une arme de poing, selon les témoignages recueillis par la police.

Cellule psychologique

La victime a réussi à se réfugier dans l'établissement, où le personnel l'a trouvé, livide, et lui a offert un verre d'eau. L'homme serait reparti avant l'arrivée des forces de l'ordre et des pompiers. Les policiers, qui ont fermé puis fouillé l'établissement et ses alentours, n'ont trouvé aucune douille dans ce quartier réputé sensible et en proie au trafic de drogue.

"Nous, on emmène nos enfants le matin à l’école et on se dit qu’ils sont en sécurité. C’est faux, ils ne sont pas en sécurité. On est délaissé dans ce quartier, on n'en peut plus, on est fatigué. L’insécurité dans le quartier, mais dans l’école ce n’est pas possible", témoigne une mère d'élève qui rapporte la "colère" des parents.

Mardi soir, le maire Les Républicains de Marseille Jean-Claude Gaudin a assuré la mise en place de cellules psychologiques dès mercredi "pour accompagner les enfants et le personnel qui auraient pu être choqués par cet acte isolé". "J'ai immédiatement exigé le renforcement de la sécurité aux abords de l'établissement pour permettre aux élèves et aux professeurs de reprendre leurs activités dans les meilleures conditions et les plus brefs délais", a assuré le maire dans un communiqué.
J.C. avec AFP