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Marseille: une professeure de lycée poursuivie pour avoir eu des relations sexuelles avec cinq mineurs

Tribunal de Marseille

Tribunal de Marseille - GERARD JULIEN / AFP

Une enseignante de 37 ans exerçant au lycée professionnel Camille-Jullian de Marseille a reconnu fin août avoir eu des relations sexuelles avec cinq élèves, comme l'a noté La Provence lundi. Certains d'entre eux l'ont fait chanter pour obtenir faveurs et argent.

Professeure au lycée professionnel Camille-Jullian de Marseille, âgée de 37 ans, elle a eu des rapports sexuels avec cinq mineurs inscrits dans l'établissement, dont trois n'avaient que quinze ans. Elle l'a reconnu fin août face aux policiers de la Brigade des mineurs de la Sûreté départementale. Cette histoire, initialement révélée par La Provence lundi, doit connaître son épilogue en janvier prochain devant le tribunal où elle comparaîtra pour "atteintes sexuelles sur mineurs de plus de 15 ans par personne ayant autorité" et "corruption de mineurs". Elle a en attendant été laissée libre mais placée sous contrôle judiciaire. 

Du côté du lycée, elle a été suspendue et son sort est désormais du ressort d'une commission disciplinaire. Deux des familles des mineurs avec qui elle a eu une liaison ont porté plainte. 

Chantage 

C'est fin 2017 que l'enseignante entre sur cette pente glissante. Lors d'une sortie scolaire, elle est photographiée alors qu'elle se trouve dans une situation compromettante impliquant un élève. Le cliché a servi à d'autres lycéens afin d'exiger d'elle des faveurs sexuelles, sans quoi l'image serait publiée. Certains ont même fait le déplacement jusque chez elle. 

Ces liaisons avec cinq mineurs ont encore pris une tournure plus pénible ensuite. A nouveau prise en photo, cette fois-ci dans une chambre d'hôtel avec un lycéen, certains élèves lui ont soutiré de l'argent: en tout, 7.000 euros en plusieurs versements. Cette spirale infernale a été interrompue peu avant les vacances d'été avec la dénonciation des faits par des collègues de la professeure à la proviseure du lycée. 

Son avocat, maître Fall Paraiso, a posé que sa cliente avait "agi comme une adolescente" au moment des faits et s'appuie sur une expertise psychologique assurant qu'elle n'avait "aucune maturité" alors. 

Robin Verner