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Marseille: un adolescent tué par balle lors d'un possible règlement de comptes

Une vue de Marseille le 10 janvier 2018.

Une vue de Marseille le 10 janvier 2018. - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

La victime, âgée de 17 ans, a été tuée dans la nuit de samedi à dimanche.

Un adolescent de 17 ans a été abattu dimanche vers 3 heures du matin à Marseille, dans un appartement squatté, dans ce qui s'apparente à un nouveau règlement de comptes trois jours après le meurtre d'un jeune homme en pleine rue.

L'adolescent abattu dimanche, connu des services de police pour des faits d'infractions à la législation sur les stupéfiants, a été tué d'une balle en pleine poitrine par un agresseur arrivé en pleine nuit dans l'appartement qu'il squattait avec six autres camarades, au sixième étage d'un bâtiment du quartier de Pont-de-Vivaux, dans le 10e arrondissement de la ville, a précisé le procureur Xavier Tarabeux, confirmant une information révélée par La Provence.

Une douille de 9mm trouvée sur place

"Ils étaient en train de jouer à la PlayStation", selon les témoignages des autres adolescents sur place, toujours en train d'être interrogés, a ajouté le procureur de la République de Marseille. Les enquêteurs de la police judiciaire n'ont pour l'instant trouvé qu'une seule douille sur place, de 9 mm, ce qui laisse penser à l'utilisation d'une arme de poing. Vu le profil de la victime et le déroulé des faits, "nous sommes bien sur la piste d'un règlement de comptes, sans que l'on puisse encore l'affirmer", a insisté Xavier Tarabeux.

Il s'agirait alors du deuxième règlement de compte de 2018 déjà dans la cité phocéenne, après la fusillade à la Kalachnikov, au coeur du quartier festif de La Plaine, qui a fait un mort et un blessé grave, à quelques encablures du Vieux-Port, jeudi soir, vers 23 heures. En 2017, 14 personnes avaient perdu la vie dans des règlements de comptes, selon un décompte de la préfecture de police, contre 29 en 2016. Les deux derniers règlements de compte 2017 avaient respectivement eu lieu le soir de Noël et le soir du Nouvel An, à dix minutes de 2018, à chaque fois dans les quartiers Nord de la ville, les plus gangrenés par le trafic de drogue et la violence.

C.V. avec AFP