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Marseille: la victime est le fils de José Anigo

Le père de la victime présumée, José Anigo.

Le père de la victime présumée, José Anigo. - -

Un homme a été tué par balles jeudi dans le XIIIe arrondissement de Marseille par deux personnes en deux roues, qui ont pris la fuite. La victime est Adrien Anigo, le fils du directeur sportif de l'OM, José Anigo.

Le cycle de violence se poursuit inlassablement à Marseille. Un homme a été tué par balles jeudi dans le XIIIe arrondissement de Marseille, dans les quartiers Nord de la ville. La victime est Adrien Anigo, fils du directeur sportif de l'OM, José Anigo.

Les faits sont survenus aux alentours de 15h45. La victime se trouvait à bord d'une Twingo quand elle a été prise pour cible par deux individus circulant à bord d'une moto de grosse cylindrée et qui l'ont mitraillée à bout portant, a expliqué le procureur de la République, Brice Robin.

Adrien Anigo a été touché à la tête et à la carotide, avant que les deux meurtriers prennent la fuite. Selon les premiers éléments de l'enquête, deux armes ont été utilisées.

Plusieurs étuis ont été retrouvés sur place, a ajouté le procureur, sans pouvoir à ce stade donner plus de précisions. Alertés, les marins-pompiers n'ont pas pu réanimer la victime. Quatre véhicules et 14 hommes sont intervenus sur les lieux, a précisé un porte-parole du bataillon.

15 morts dans des règlements de comptes en 2013

Adrien Anigo, agé de près de 30 ans, était connu des services de police et soupçonné d'appartenir au "gang des bijoutiers". Il avait été condamné en 2007 puis libéré en 2010 à la suite d’une erreur de procédure.

Un de ses complices, Alexandre Distanti, a été tué par la police espagnole à l'âge de 30 ans à Alicante, en Espagne en octobre 2011.

Sur RTL, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls a tenu à réagir à ces nouveaux drames. "Je n'accepterai jamais cette impuissance (face à la violence, ndlr). Au moment où nous nous parlons, il y a une de ces opérations nombreuses, en profondeur, dans la cité de la Cayolle à Marseille. Ces quartiers sont très pauvres, ils ont été abandonnés depuis des dizaines d'années. Ces choses prennent du temps."

Ce meurtre porte à 15 le nombre de morts dans des règlements de comptes dans la région depuis le début de l'année. Il intervient alors que le débat sur l'insécurité dans la cité phocéenne a été relancé par plusieurs actes de violences.

E.B. avec AFP