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Marche des libertés: un photographe syrien blessé, RSF dénonce des violences policières

Le photographe syrien indépendant Ameer al Halbi, 24 ans couvrait la manifestation place de la Bastille samedi 28 novembre 2020

Le photographe syrien indépendant Ameer al Halbi, 24 ans couvrait la manifestation place de la Bastille samedi 28 novembre 2020 - Gabrielle Cézard - AFP

Collaborateur de Polka Magazine et de l'AFP, Ameer al Halbi, 24 ans, qui couvrait la manifestation place de la Bastille à titre indépendant, "a été blessé au visage par un coup de matraque", a affirmé sur Twitter Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

Reporters sans frontières a dénoncé ce samedi des violences policières "inacceptables" contre un photographe syrien, blessé lors de la manifestation contre le texte de loi "sécurité globale" et les violences policières à Paris.

Collaborateur de Polka Magazine et de l'AFP, Ameer al Halbi, 24 ans, qui couvrait la manifestation place de la Bastille à titre indépendant, "a été blessé au visage par un coup de matraque", a affirmé sur Twitter Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

"Toute notre solidarité envers Ameer Al Halbi. Ces violences policières sont inacceptables. Ameer est venu de Syrie en France pour s'y réfugier, comme d'ailleurs plusieurs autres journalistes syriens. Le pays des droits de l'homme n'a pas à les menacer, mais à les protéger", a encore tweeté Christophe Deloire.

Il a également mis en ligne une photo du photographe, tête bandée, nez encore ensanglanté, sur un lit d'hôpital, un cliché signé par la photojournaliste indépendante Gabrielle Cezard. Elle se trouvait aux côtés d'Ameer Al Halbi et dit l'avoir perdu de vue au moment d'une charge de la police dans une petite rue.

"Nous étions identifiables comme photographes"

"Nous étions identifiables comme photographes et tous collés à un mur. On criait 'presse! presse!'. Il y avait des jets de projectiles du côté des manifestants. Puis la police a mené une charge, matraque à la main", a-t-elle raconté.

"Ameer était le seul photographe qui ne portait ni casque, ni brassard. Je l'ai perdu de vue puis je l'ai retrouvé entouré de gens, le visage tout ensanglanté et enveloppé de pansements", a-t-elle affirmé. "Il était psychologiquement très touché, il a pleuré, et a dit qu'il ne comprenait pas 'pourquoi c'était mal de faire des photos'", a poursuivi la photographe.

Le photographe transporté à l'hôpital

Selon Dimitri Beck, directeur de la photographie de Polka qui suit Ameer depuis son arrivée en France il y a près de trois ans, le photographe a eu le nez cassé et a été blessé à l'arcade sourcilière. Il a été transporté à l'hôpital Lariboisière.

Cy.C avec AFP