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Les transports en commun, principal terrain des violences et insultes

Les victimes d'agressions sont surreprésentées en Ile-de-France, selon l'étude

Les victimes d'agressions sont surreprésentées en Ile-de-France, selon l'étude - Joel Saget/AFP

Selon une étude, près d'un tiers des insultes, menaces, violences ou vol dans les lieux publics ont lieu dans les transports en commun. Celles visant les femmes augmentent.

Les agressions dans les transports en commun font régulièrement l'objet de campagnes de sensibilisation. Près d'un tiers (30,3%) des atteintes personnelles dont les Français se disent victimes dans les lieux publics se déroulent pourtant dans les transports en commun. 

Le rapport de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) révèle aussi une augmentation des violences, insultes ou menaces visant les femmes. Exception faite des violences sexuelles.

Une étude publiée le 15 juin dernier révélait que 87% des femmes affirmaient avoir été victime d'harcèlement sexiste dans les transports publics.

Plus de victimes en Ile-de-France

S'agissant du profil général des victimes dans les transports en commun comparés aux autres lieux publics, il n'y a pas de "différence" fondamentale "selon le sexe", précise l'étude. Autre particularité: les auteurs d'atteintes subies par les femmes sont en nombre plus important.

"Chez les résidents d'Ile-de-France ou chez les individus ayant des revenus élevés, les victimes dans les transports en commun sont surreprésentées", précise l'étude.

Un lieu d'anonymat

Mais si le chiffre peut paraître impression, "les transports en commun sont moins criminogènes qu'ils l'ont été", observe Cyril Rizk, un des criminologues de l'ONDRP, pour l'AFP. "Mais c'est un lieu particulier où il y a du monde, de la promiscuité, des possibilités de fuir rapidement, un anonymat", selon lui. 

Pour ces raisons les résultats de l'étude sont "contrastés", dit-il, et il sera intéressant à l'avenir de mesurer à l'aune de attentats de 2015 en France le "ressenti" des Français dans les transports en commun. 

Etude réalisée entre 2009 et 2013 auprès de 16.000 personnes.

M.L. avec AFP