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Les gérants d'une discothèque jugés pour avoir organisé 22 fêtes clandestines

La gérante de la discothèque César Palace et son frère sont soupçonnés d'avoir organisé 22 soirées clandestines entre mars et octobre. (Image d'illustration)

La gérante de la discothèque César Palace et son frère sont soupçonnés d'avoir organisé 22 soirées clandestines entre mars et octobre. (Image d'illustration) - Ina FASSBENDER / AFP

La gérante d'une discothèque à Grenay, en Isère, et son frère, sont jugés ce vendredi pour l'organisation de soirées illégales. Ce dernier assure que sa soeur n'était pas au courant.

L'affaire est partie d'une banale intervention des gendarmes et se finit devant la justice. La gérante de la discothèque le César Palace, une discothèque connue dans la région, située en bordure de route à Grenay, en Isère, et son frère comparaissent ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Vienne pour l'organisation de soirées clandestines.

Les boîtes de nuit sont fermées en France depuis le premier confinement au printemps. Ce 11 octobre 2020, les gendarmes sont malgré tout appelés pour du tapage nocturne provenant de l'établissement. Leur arrivée provoque une sorte de panique, et plusieurs dizaines de voitures tentent de quitter rapidement le parking. Une jeune fille est d'ailleurs blessée très légèrement au genou par l'un des conducteurs, alcoolisé.

22 soirées clandestines

A l'intérieur de l'établissement se trouvent toujours le frère de la gérante de la discothèque et un DJ. Les gendarmes procèdent également au contrôle des personnes en train de quitter les lieux. Convoqués ultérieurement par les enquêteurs, tous vont reconnaître avoir participé à des soirées au César Palace, malgré l'interdiction administrative faite aux établissements de nuit dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire.

Dans le cadre de l'enquête ouverte pour "non-respect de fermeture en période sanitaire", "mise en danger de la vie d’autrui" et "exécution d’un travail dissimulé", les enquêteurs vont également relever 22 pics de consommation énergétiques entre mars et octobre, soupçonnant alors que 22 fêtes clandestines ont été organisées pendant cette période au César Palace.

Nombreuses sollicitations

Une opération policière a été menée le 25 novembre dernier à la discothèque, du matériel de sonorisation a d'ailleurs été saisi. Ce jour-là, la gérante et son frère ont été placés en garde à vue. Devant les enquêteurs, puis devant le tribunal correctionnel de Vienne lors d'une comparution immédiate le 27 novembre au cours de laquelle il avait demandé le renvoi de son affaire, ce dernier a reconnu les faits.

L'homme explique avoir dans un premier temps organisé des soirées en petit comité, mais dit ne pas avoir réussi à résister aux nombreuses demandes et a fini par lancer des soirées clandestines, a fait savoir une source proche de l'enquête à BFMTV.com. Pour ces soirées, il percevait 1500 euros. Il comparaîtra également pour "escroquerie" alors qu'il touchait pendant cette période le chômage partiel. Il dédouane totalement sa soeur assurant qu'elle n'était au courant de rien. Cette dernière va demander la relaxe.

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV