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Le tueur en série Patrice Alègre va demander un aménagement de peine

Patrice Alègre a été condamné en 2002 pour cinq meurtres

Patrice Alègre a été condamné en 2002 pour cinq meurtres - Image d'illustration

Incarcéré depuis 22 ans le tueur en série condamné à la perpétuité va demander à bénéficier d'une remise en liberté conditionnelle.

Le tueur en série Patrice Alègre, condamné en 2002 à la perpétuité pour cinq meurtres précédés de viol, va demander un aménagement de peine au terme de sa période de sûreté, a indiqué son avocat.

"C'est un droit de Patrice Alègre, je compte déposer le 6 septembre, au terme de sa période de sûreté de 22 ans, une demande d'aménagement de peine", a indiqué Pierre Alfort, précisant que le tueur en série qu'il ne défendait plus depuis 16 ans, lui avait écrit il y a un mois.

"En toute hypothèse se sera une demande de placement sous bracelet électronique, mais au préalable il y aura une expertise psychologique et psychiatrique pour déterminer si cet homme est susceptible de sortir", a souligné le pénaliste toulousain.

Condamné pour une série de crimes

En février 2002, la cour d'assises de Haute-Garonne avait condamné le tueur à la peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans pour cinq meurtres précédés de viol et un sixième viol, une série de crimes commis entre 1989 et 1997.

En revanche, Patrice Alègre avait bénéficié d'un non lieu pour cinq affaires de meurtres ou assassinats et pour un viol commis entre 1987 et 1992, dont le dossier de la mort de Line Galbardi. Cette dernière affaire avait lancé la "deuxième affaire Alègre" et déchaîné une tempête médiatique, qui avait notamment éclaboussé l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis et un magistrat, Marc Bourragué.

Patrice Alègre avait même reconnu le meurtre de Line Galbardi et d'un travesti, Claude Martinez, dans un courrier daté du 29 mai 2003, lu à l'antenne de Canal+ par l'animateur Karl Zéro. Il avait désigné comme commanditaires de ces crimes Marc Bourragué et Dominique Baudis, puis s'était rétracté. Cette "deuxième affaire Alègre" s'est terminée par un non lieu définitif en 2005.

Manon Fossat avec AFP