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Le producteur Thomas Langmann jugé ce mercredi pour "harcèlement moral" envers sa femme

Thomas Langmann.

Thomas Langmann. - LOIC VENANCE / AFP

Le producteur est accusé d'avoir envoyé des centaines de textos à son épouse avec laquelle il est en procédure de divorce. Il encourt trois ans d'emprisonnement.

Le producteur Thomas Langmann comparaît ce mercredi pour "harcèlement moral sur conjoint". Ce procès fait suite à la plainte de sa femme avec laquelle il est en instance de divorce. Lui assure que ce n'était que "des échanges".

Le producteur oscarisé de The Artist est accusé par son épouse de harcèlement moral, ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours. Dans sa plainte déposée en mars dernier, Céline Bosquet, qui avait déjà quitté le domicile conjugal, fait état de multiples appels et messages menaçants, en plus de l'addiction à la drogue de son mari.

1300 textos

Déjà condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violence à l'encontre de sa précédente compagne, Thomas Langmann a reconnu "avoir harcelé sa femme pour voir (son) fils", évoquant les nombreux messages envoyés:

"On est à peu près à 1300 textos, assumait-il à notre antenne. Ma femme, c'est environ 700 (...). Ce n’est pas du harcèlement, ce sont des échanges. Elle m’écrit, je lui écris."

Le fils de Claude Berri insiste sur le fait que ces messages ne comportaient aucune menace ou phrases violentes.

"J'ai l'adresse de ma femme, à aucun moment je ne me suis invité chez ma femme (...), détaille Thomas Langmann. Il n'y a pas d'appels, quelqu'un qui veut harceler, il téléphone, et ce ne sont pas des échanges. (...) Je n'ai absolument pas harcelé ma femme", s'était-il justifié sur notre plateau. 

Déferlement médiatique

Le producteur avait dénoncé un "déferlement médiatique" qui s'ajoutait aux plusieurs plaintes mensongères déposées par Céline Bosquet (5 ont été déposées et classées sans suite). S'il a obtenu la garde de son fils du jeudi au lundi, il n'a en revanche pas la possibilité de voir sa fille, ce qu'il ne cesse de dénoncer.

"On m’a quand même comparé, alors que c'est soi-disant une affaire de harcèlement téléphonique, à Bertrand Cantat, à Weinstein, il y a des articles parlant d’agressions sexuelles où on écrit mon nom, je n’ai absolument rien fait de ça (...) Ce n'est absolument pas normal", avait-il accusé.

Il encourt une peine de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

Avec AFP