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Un sous-marin
 

Le 27 janvier 1968 disparaissait le sous-marin français la Minerve. Cinquante ans plus tard, les causes du naufrage sont toujours inconnues, les conclusions de la marine n'ayant jamais été rendues publiques. L'épave n'a quant à elle jamais été retrouvée.

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5 opinions
  • ESKA
    ESKA     

    De ESKA : la suite

    La navigation au schnorchel, sur un sous-marin de petite taille, est particulièrement dangereuse, surtout par mer formée. De surcroît, les deux drames évoqués ci-dessus se sont manifestés aux alentours de 8h00, c’est-à-dire au moment d’une relève de quart : le moment où une bonne partie de l’équipage se croise dans un espace restreint et perd un peu de vigilance. Dans une telle phase qui doit réagir : le personnel « prenant » ou le personnel « quittant » ? Dans les situations dangereuses, la moindre hésitation est fatale.

    Quoiqu’il en soit, les causes de ces accidents ne sont pas connues à ce jour, même si des hypothèses sérieuses ont été émises. Mais ce ne sont que des hypothèses, n’en déplaise à certains qui donnent des avis infondés, en oubliant que les familles des disparus pleurent toujours leurs morts. A-t-on le droit de leur « servir » de fausses informations ? Un peu de pudeur et de respect pour ces pauvres gens…

  • ESKA
    ESKA     

    Bonjour,

    J’ai lu avec attention votre article du 27/01/2018, ainsi que les articles de presse associés, et les réactions – parfois inconvenantes et de mauvais goût – des internautes.

    Je constate avec regrets un certain nombre d’inexactitudes ou d’affirmations erronées.

    C’est évidemment un risque inhérent au commentaire, après-coup, d’un événement passé (cinquante ans, quand même), avec le recueil de témoignages de personnes qui n’étaient pas contemporaines de l’accident, ou complètement ignorantes de ce qu’était, à l’époque, un sous-marin à propulsion diesel-électrique, tant en conception qu’en conditions de vie à bord et de sécurité. Il ne faut pas raisonner sur du matériel et des équipages des années soixante à l’aune de nos connaissances et de la technologie du vingt-et-unième siècle.

    Ces sous-marins (et non pas submersibles, comme on le lit trop souvent) étaient encore rudimentaires et dérivés des U-BOOT allemands de la deuxième guerre mondiale : l’électronique était inexistante ou peu développée et peu fiable, il n’y avait pas de logiciels d’aide à la décision; les automatismes étaient rares et élémentaires : tout reposait sur l’équipage, pas aussi entraîné que le sont les équipages d’aujourd’hui, notamment en raison de l’absence de tout simulateur (à l’époque, qui était capable d’en concevoir ?).

    Les procédures étaient loin de celles en vigueur depuis les accidents de la Minerve et de l’Eurydice, et personne n’avait alors étudié les conséquences des risques potentiels menaçant ce type de navires. Les commandants, officiers et personnels de maistrance s’appuyaient sur l’expérience transmise souvent oralement. En cas de pépin grave, il fallait réagir vite et dans le bon sens, et il n’est pas avéré que les bonnes réactions prises au bon moment aient suffi à éviter les drames.

    A cet époque, l’affectation sur sous-marin était une affectation comme une autre, il n’y avait pas de prime spécifique à ce métier dangereux. La montée en puissance de la Force Océanique de Dissuasion impliquait de puiser le meilleur du personnel sous-marinier, au détriment des sous-marins « classiques ». Cependant, les équipages étaient de qualité, et pour la plupart connaissaient parfaitement leur navire ; pour citer un exemple, lorsque le navire naviguait au schnorchel – la situation la plus dangereuse – c’était souvent le cuistot ou le boulanger qui prêtait main-forte au mécanicien des auxiliaires, très sollicité dans ces phases.
    Tous se sentaient concernés par la sécurité.

    Par ailleurs, nous étions dans un contexte de guerre froide, avec les risques inhérents à cette situation et au fait qu’un sous-marin est un ennemi, même en temps de paix.

    Qualifier le silence des autorités de « chape de plomb » me paraît excessif, compte tenu du fait que l’épave n’a pas été retrouvée (au moins à l’époque) : que dire aux familles et à la presse quand on ne dispose que de conjonctures ? La commission d’enquête de l’époque a fait un énorme travail mais n’a identifié aucune cause certaine. Dans ses travaux, elle a épluché toutes les informations concernant l’équipage : eut-il fallu ajouter à la peine des familles en publiant les points faibles inévitables mis en lumière par cette analyse ? Dans la plupart des accidents, le facteur humain est prépondérant.

    Dans les mois précédant ces événements, certains points faibles de conception (et pas des malfaçons !) avaient été identifiés et faisaient l’objet d’études. Réaliser sans délai les modifications nécessaires demandait, outre l’aspect financier, du temps, et l’immobilisation longue des navires, qui était d’ailleurs programmée ; ce n’était évidemment pas envisageable, et nous serions bien présomptueux de reprocher à la Marine et surtout à l’Etat de ne pas les avoir immédiatement réalisées (regardons aujourd’hui l’état de nos routes, les inondations récurrentes, les passages à niveau dangereux, etc…situations qui ne sont pas corrigées sans délai).
    La disparition récente du sous-marin argentin San Juan, bien plus récent que les sous-marins de la classe « DAPHNE » (dont la MINERVE et l’EURYDICE) et récemment modifié, invite à réfléchir : il est assez probable qu’il ait connu des avaries proches de celles qui ont conduit à la perte de nos deux sous-marins (lui aussi, d’ailleurs, naviguait au schnorchel par mauvaise mer) ; et pourtant, il bénéficiait d’une technologie très évoluée par rapport à eux.

    La navigation au schnorchel, sur un sous-marin de petite taille, est particulièrement dangereuse, surtout par mer formée. De surcroît, les deux drames évoqués ci-dessus se sont manifestés aux alentours de 8h00, c’est-à-dire au moment d’une relève de quart : le moment où une bonne partie de l’équipage se

  • adinsx
    adinsx     

    La photo d'illustration n'est clairement pas le Minerve mais un sous marin russe.

  • Jean Marc Deluy
    Jean Marc Deluy     

    Le sous-marin s'appelait Minerve et non pas La Minerve. L'usage veut que l'on ne mette jamais d'article devant le nom d'un navire, sauf si ce nom est un adjectif.
    France
    Boussole
    Renard
    Normandie
    Charles de Gaulle
    Et
    Le Redoutable
    Le Terrible
    Le Triomphant

    ESKA
    ESKA      (réponse à Jean Marc Deluy)

    Ce n'est pas tout à fait vrai : les SNLE, tant pour la classe "Le REDOUTABLE" que pour la classe "Le TRIOMPHANT" prennent l'article.
    Par ailleurs, bonjour, je crois me souvenir que nous nous sommes rencontrés entre 1999 et 2001 au cercle Naval de Toulon, alors qu'en tant que CDT de BASESOUMED je présidais l'assemblée générale de l'AGASM (avec l'Al PIERRI).

    Jean Marc Deluy
    Jean Marc Deluy      (réponse à ESKA)

    Bonjour Commandant. C'est bien ce que j'ai écrit: sauf si ce nom est un adjectif.

    ESKA
    ESKA      (réponse à Jean Marc Deluy)

    Bien pris ; au temps pour moi !
    La règle souffre cependant d’exceptions (nous sommes en France !) : Classe DIANE (La Sultane, La Vestale, La Psyché, La Sybille) ; Type M6 (Le Centaure, L’Espoir) ; Classe AURORE (L’Andromède, L’Astrée, L’Artémis, L’Aurore) ; Classe S (La Sybille, Le Saphir, La Sirène, La Sultane) ; et encore Le Millé, Le Laubie, Le Blaison, Le Bouan. Pas vraiment des adjectifs…
    Compliqué, non ?

    Par ailleurs, je trouve choquants et irrévérencieux certains commentaires à cet article.

  • Number 6
    Number 6     

    Pourquoi illustrer l'article avec une photographie d'une sous-marin russe de classe Akula ?!
    Pourquoi pas un U-Boot typ XXI ; au moins, il y en a un dans la Marine...

    sukhoi
    sukhoi      (réponse à Number 6)

    Il se plante souvent chez BFM pour illustrer les articles militaires, j'a i aussi remarqué cela pour les avions de chasse...

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