BFMTV

La police des polices songe à abandonner le flashball

Le flashball va-t-il être abandonné par les forces de l'ordre?

Le flashball va-t-il être abandonné par les forces de l'ordre? - Georges Gobet - AFP

Dans son bilan de l'année 2014, l'IGPN estime que "l'institution police" se porte "plutôt mieux" qu'avant, malgré de nombreux scandales. L'utilisation du flashball, en revanche, est de plus en plus remise en question.

La police, en dépit de la multiplication d'affaires retentissantes de corruption, "va plutôt mieux", mais n'est pas toujours exemplaire, selon l'Inspection générale de la police (IGPN) qui contrôle les 145.000 policiers. Et qui dresse un nouveau constat peu flatteur des armes de type gomme-cogne, plus connues sous le nom du flashball.

Dans son bilan de l'année 2014, présenté ce jeudi par "la patronne" de l'IGPN, Marie-France Moneger-Guyomarch, celle que d'aucuns surnomment la "police des polices" a observé un recours "de plus en plus fréquent" aux armes non-létales face aux létales.

"Le flashball est dépassé"

Toutefois, mise en garde a été faite sur l'usage de celles à courte portée de tir, tel le flashball, qui provoquent parfois de graves blessures. Il faut favoriser les armes défensives à longue distance, préconise l'IGPN, "le flashball est dépassé", a dit un autre responsable, David Chantreux.

Selon Le Figaro, l'usage de cette arme contestée a diminué en 2014, à 556 reprises, contre 662 l'année précédente. Depuis 2010, et plusieurs cas d'éborgnements, recommandation avait déjà été faite de ne plus utiliser les pistolets gomme-cogne, en raison notamment de leur imprécision, par la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS).

Une institution qui se porte mieux?

De manière générale, "l'institution police va plutôt mieux", il "ne faut pas s'attacher à quelques cas médiatiques" de corruption, a ainsi plaidé Marie-France Moneger-Guyomarch. En 2014, par rapport à 2013, a détaillé la responsable, il y a eu une augmentation de quelque 7% des saisines de l'IGPN par la justice.

Pour près de la moitié, des affaires de "violences volontaires", le reste se partageant entre affaires de vols, faux en écriture ou - peu, 43 cas - de corruption.

Un "devoir d'exemplarité"

S'agissant des enquêtes administratives sur les "manquements" de fonctionnaires, autre spécialité de la "police des polices" sur injonction du ministre de l'Intérieur ou des hiérarques policiers, il y en a eu 257. 125 policiers ont fait l'objet d'avertissements ou de blâmes, 85 renvoyés devant un conseil de discipline.

La plupart des "manquements" sont liés "au devoir d'exemplarité", de déontologie ou de "probité" tels la fréquentation de voyous ou des violences hors service.

Jé. M.