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La patronne du bar séquestrait ses clients

Le bar de Florence Balit, à Beaucaire, dans le Gard.

Le bar de Florence Balit, à Beaucaire, dans le Gard. - -

La patronne du "Bar du Marché" de Beaucaire, dans le Gard, est accusée de mauvais traitements sur ses clients.

Au Bar du Marché, à Beaucaire, Florence Balit a déjà une réputation bien établie. Cette patronne de bar a, une nouvelle fois, été arrêtée en début de semaine pour "extorsions avec violences en réunion et agression sexuelle" contre un de ses clients. Les faits auraient eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi.

A un individu éméché, qui n’aurait pas pu lui régler ses consommations, la patronne aurait alors infligé plusieurs sévices. Dans Le Parisien, une source proche de l’enquête raconte : "La patronne aurait d'abord fermé les rideaux puis dénudé et tapé avec un bâton sa victime. Elle l’aurait ensuite jetée nue à la porte". De son côté, le client a évoqué un viol avec une batte de base-ball.

Empoisonnement

Il faut préciser que Florence Balit est déjà sous contrôle judiciaire dans deux autres affaires criminelles, en raison de ses méthodes quelque peu expéditives vis-à-vis de ses clients. En 2009, elle a ainsi été mise en examen pour l’empoisonnement d’un jardinier. L’affaire remonte au 15 avril 2007, lorsqu’un habitué du Bar du Marché est retrouvé mort, chez lui, d’une surdose de médicaments. Une cliente du bar raconte alors avoir vu la patronne verser un produit dans le verre du jardinier. Une affaire qui vaut à Florence Balit plusieurs mois passés derrière les barreaux.

"Jeu"

Plus tard, en 2010, un autre client accuse Florence Balit de l’avoir attaché dans la cave du bar. Elle est alors mise en examen pour séquestration mais s'en sort sans condamnation. Selon elle, il s'agissait d’un jeu. "Il n’a pas accepté de perdre aux cartes, c’est un mauvais joueur. Il a perdu, il a pris deux gifles, c’est la règle, puis il est allé dans la cave", justifie-t-elle auprès du Parisien.

Malgré toutes les accusations qui l’affligent, Florence Balit crie au complot, qui serait tissé, selon elle, par un policier et sa maîtresse prostituée, afin de la faire couler dans le but de racheter son bar. De son côté, son avocat affirme que le local est "convoité depuis longtemps".