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La chronologie de l'affaire Arche de Zoé

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Alors que s'ouvre aujourd'hui le procès des six Français, retour sur le destin de l'association Arche de Zoé depuis sa création.

Aujourd'hui, vendredi 21 décembre, s'ouvre devant la Cour criminelle de N'Djamena, le procès des six ressortissants français accusés de "tentative d'enlèvement" sur 103 enfants prétendus orphelins. Eric Breteau (37 ans), Emilie Lelouch (31 ans), Alain Péligat (56 ans), Philippe Van Winkelberg (48 ans), Dominique Aubry (50 ans) et Nadia Merimi (31 ans) risquent de 5 à 20 ans de travaux forcés. Retour chronologique sur l'activité de cette association controversée.

2005
Naissance de l’association Arche de Zoé, à l’initiative d’un pompier d’Argenteuil, Eric Breteau. L’association œuvre en Indonésie après le tsunami du 26 décembre 2004. Elle installe 4 camps de réfugiés près de Banda Aceh

2006
L’association poursuit son action en Indonésie.

2007

28 Avril
L’arche de Zoé propose à des familles d’accueil de prendre à leur charge des orphelins du Darfour. L’association annonce dans un communiqué vouloir sauver 10 000 enfants de cette province soudanaise. Cliquez-ici pour consulter ce communiqué de l’Arche de Zoé

25 Mai
Le Quai d’Orsay émet une mise en garde contre les agissements de l’Arche de Zoé dans un communiqué. Cliquez-ici pour consulter ce communiqué du ministère des affaires étrangères

14 Juin
Le Quai d’Orsay émet une nouvelle mise en garde.

9 Juillet
L’autorité centrale pour l’adoption internationale signale les agissements de l’Arche de Zoé au parquet de Paris. Une enquête préliminaire est ouverte.

12 juillet
Malgré de nombreuses mises en garde personnelles, le président de l’association Eric Breteau déclare vouloir sauver les enfants du Darfour. « La seule solution, c’est de les évacuer » explique-t-il dans une interview à la Voix du Nord. Cliquez-ici pour retrouvez l’intégralité de cette interview

31 juillet
La directrice de cabinet de Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’homme et à la francophonie, est alertée selon Le Monde. Elle rencontre Eric Breteau.

Courant août
Eric Breteau est convoqué par la brigade de protection des mineurs.

9 Septembre
L’association change de nom à son arrivée au Tchad. L’Arche de Zoé devient Children Rescue. L’armée française va transporter certains bénévoles et du matériel de l’association.

25 octobre
Arrestation de 17 européens à Abéché, qui s’apprêtaient à évacuer par avion 103 enfants. Il s’agit de 9 français (dont 3 journalistes), 7 espagnols (l’équipage de l’avion) et un pilote belge.

26 octobre
Rama Yade affirme avoir tout fait pour empêcher l’Arche de Zoé de passer à l’acte.

28 octobre
Nicolas Sarkozy juge l’opération de l’ONG illégale et inacceptable.

29 octobre
Les 9 Français arrêtés le 25 octobre sont inculpés pour « enlèvement de mineurs » et « escroquerie ». Les sept Espagnols et le pilote belge pour « complicité ».

31 octobre
Nicolas Sarkozy multiplie les appels au président tchadien Déby. Il veut le sensibiliser à la présomption d’innocence.

1er Novembre
Plus de 90 enfants parmi les 103 ne sont pas des orphelins selon le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU.

2 Novembre
Première plainte contre l’Arche de Zoé : un couple des Pyrénées-Orientales porte plainte contre l'ONG pour « escroquerie ».

3 Novembre
Début des auditions des 17 inculpés au Tchad.

4 Novembre
Nicolas Sarkozy effectue un voyage surprise au Tchad. Il ramène à Madrid quatre hôtesses espagnoles et trois journalistes français.

5 Novembre
Embarras et mécontentement de la justice tchadienne

6 Novembre
Nicolas Sarkozy annonce qu’il ira « chercher tous ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait ». La tension monte entre la France et le Tchad. Le président tchadien Idriss Deby assure que la justice se fera "au Tchad" dans l'affaire de l'Arche de Zoé, estimant qu'il n'était "pas question pour le moment" d'extrader les six membres français de cette association.

12 décembre
Les six Français encore retenus au Tchad sont renvoyés devant la Cour criminelle de N'Djamena.

21 décembre
Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères et chef de la diplomatie dit attendre de "la clémence" de la part de la Justice tchadienne et annonce que Paris n'abandonnera personne et précise toutefois que c'est à la "justice tchadienne de trancher".

La rédaction