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Inès n'avait pas disparu pour le jihad: un couple mis en examen pour proxénétisme aggravé

Un couple a été mis en examen, soupçonné d'avoir forcé la jeune Inès à se prostituer.

Un couple a été mis en examen, soupçonné d'avoir forcé la jeune Inès à se prostituer. - Jean-Christophe Verhaegen - AFP

La jeune Roannaise avait disparu du domicile familial le 24 mars. Sa mère avait alerté les médias, redoutant que sa fille, élevée dans un islam modéré, ne parte faire le jihad. 

Le mystère autour de la disparition d'Inès, qui avait quitté le domicile familial pendant 35 jours, s'éclaircit. Un couple résidant dans les Hauts-de-Seine, soupçonné de l'avoir forcée à se prostituer, a été mis en examen pour proxénétisme aggravé et écroué le 30 avril, a indiqué jeudi le parquet de Nanterre, confirmant une information de France Bleu.

L'homme, âgé de 27 ans, était connu des services de police "mais pas pour des faits de cette nature," a précisé le parquet. La femme de 20 ans se prostituait. Ils avaient contacté la jeune fille originaire de Roanne, dans la Loire, sur les réseaux sociaux, ce qui est une circonstance aggravante.

"Les cheveux coupés, teints. Ils l'ont fait travailler", raconte sa mère qui a depuis retrouvé sa fille. Les parents de l'adolescente ont porté plainte contre le couple.

La piste du jihad un temps évoquée

D'après sa mère, la jeune Inès avait disparu le 24 mars après avoir quitté le domicile familial. Elle devait ce jour-là passer l'après-midi à Lyon avec deux amies un peu plus âgées. Elle aurait ensuite été aperçue gare de Lyon à Paris, ce qui avait conduit la mère à y entreprendre des recherches.

Durant le week-end de Pâques, elle avait sollicité de nombreux médias en expliquant qu'elle redoutait que sa fille, élevée dans un islam modéré (la famille est convertie) et pratiquante selon elle, soit partie faire le jihad en Syrie. Le parquet de Roanne, qui avait ouvert une enquête pour disparition inquiétante, avait alors affirmé qu'aucun élément, y compris les fréquentations et les lectures de la jeune fille sur les réseaux sociaux, n'étayait l'hypothèse de sa radicalisation.

M.G. avec AFP