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Incendie mortel à Paris: la piste criminelle privilégiée

Deux départs de feu se sont succédé, à deux heures d'intervalle dans la nuit de mardi à mercredi, dans l'immeuble parisien où un incendie a fait huit morts, ont déclaré les pompiers et le ministère de l'Intérieur.

"Il y a eu deux interventions différentes à la même adresse", à 2h23 et 4h30, a dit un porte-parole des pompiers de Paris, le commandant Gabriel Plus. Le premier était un feu de papiers "limité", "quelques papiers qui brûlent", a-t-il précisé à BFMTV. Les pompiers ont sécurisé les lieux, procédant notamment à un "dégarnissage", autrement dit à l'enlèvement de tout élément risquant de s'enflammer à nouveau.

"Peut-être un acte malveillant"

"Il est évident que quand on a deux appels dans la même nuit, on ne peut pas ignorer que ça peut être un acte de malveillance", a ajouté à ses côtés le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Bernard Cazeneuve a confirmé à nos confrères d'Europe 1 que la "piste criminelle était privilégiée". Il a aussi fait part de son "immense tristesse" et assuré les proches des victimes de toute sa "compassion". Sur le fond du dossier, le ministre de l'intérieur a cependant appelé à ne pas formuler de trop hâtives conclusions: "Rien n'est encore établi, il faut être prudent".

L'immeuble récemment rénové

Comme avant lui Anne Hidalgo, il a confirmé que l'immeuble "n'était pas du tout un squat", qu'il n'était ni "vétuste", ni "menacé de ruines" et qu'il avait en outre "fait l'objet d'une rénovation récente".

Il s'agit de l'incendie le plus meurtrier depuis 2005 à Paris, année où une vague de feux avait fait une cinquantaine de morts dans la capitale. Les plus meurtriers avaient été celui de l'hôtel Paris-Opéra (24 morts, dont 11 enfants) en avril et celui du boulevard Vincent-Auriol (17 morts, dont 14 enfants), dans le 13e arrondissement en août.

la rédaction et AFP