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Incendie de la cathédrale de Nantes: le bénévole du diocèse relâché ce dimanche

L'intérieur de la cathédrale de Nantes après l'incendie du 18 juillet 2020

L'intérieur de la cathédrale de Nantes après l'incendie du 18 juillet 2020 - SEBASTIEN SALOM-GOMIS /

Au lendemain de l'incendie dans la cathédrale de Nantes, le bénévole du diocèse qui avait été placé en garde à vue a été relâché.

Le bénévole du diocèse qui avait été placé en garde à vue samedi après-midi dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de le cathédrale de Nantes a été relâché ce jour peu après 22 heures, a-t-on appris ce dimanche du parquet.

Selon nos informations, l’homme a répondu aux questions sur son emploi du temps mais les enquêteurs n’ont pas jugé utile de le maintenir en garde à vue. Aucune poursuite ne va être engagé contre lui, a aussi fait savoir le parquet.

Aucune charge retenue contre lui

Les enquêteurs avaient souhaité entendre ce ressortissant rwandais sur les conditions de fermeture de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul vendredi soir, alors que les pompiers ont été alertés du feu samedi vers 7h45. "Toute interprétation qui pourrait impliquer cette personne dans la commission des faits est prématurée et hâtive", avait prévenu le procureur dimanche matin.

Dimanche en début d'après-midi, son avocat Me Quentin Chabert avait déclaré devant les marches du commissariat de Nantes qu'en l'état de la procédure, "il n'y a aucun élément qui rattache directement mon client à l'incendie dans la cathédrale".

L'homme placé en garde à vue est servant de messe. L'organiste de la cathédrale, Michel Bourcier, 56 ans, a expliqué dimanche à l'AFP "apprécier beaucoup cet homme extrêmement aimable, courtois, à l'écoute et d'une gentillesse infinie", ajoutant "être tombé des nues" en apprenant son interpellation.

"Trois points de feu distincts" repérés

Une enquête pour "incendie volontaire" a été ouverte par le parquet de Nantes, notamment car des questions se posent sur l'origine de l'incendie, avec "trois points de feu distincts" repérés à l'intérieur de la cathédrale.

L'incendie de samedi a notamment ravagé un tableau d'Hippolyte Flandrin et le grand orgue de cette cathédrale gothique, dont l'édification a duré du XVe au XIXe.

Un peu plus d'un an après le traumatisme de l'incendie de Notre-Dame de Paris, le Premier ministre Jean Castex, accompagné sur place des ministres de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et de la Culture, Roselyne Bachelot, avait rendu samedi après-midi hommage "au dévouement et au très grand professionnalisme" de la centaine de sapeurs-pompiers mobilisés.

Mélanie Bertrand avec Jeanne Bulant