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Incendie de Bobigny: "L'ampoule est tombée sur un matelas et ça a pris feu" raconte une habitante du HLM

Les pompiers dans le bâtiment de Bobigny où sont mortes quatre personnes jeudi soir.

Les pompiers dans le bâtiment de Bobigny où sont mortes quatre personnes jeudi soir. - Lucas BARIOULET / AFP

La mère de famille de 40 ans, présente lorsque l'incendie s'est déclaré jeudi soir dans son appartement à Bobigny, raconte avoir vu un matelas prendre feu après qu'une ampoule soit tombée dessus.

La locataire de l'appartement où l'incendie mortel s'est déclaré jeudi soir s'est confiée ce vendredi au journal Le Parisien. Âgée de 40 ans, cette habitante vivait dans ce bâtiment HLM depuis trois ans. 

L'incendie qui s'est déclaré jeudi a coûté la vie à une femme de 42 ans, ses filles de 3 et 8 ans, ainsi qu'à une autre habitante de 25 ans. L'hypothèse d'un accident est pour l'heure privilégiée, ont indiqué à l'AFP une source proche du dossier et le maire de la commune, Stéphane de Paoli.

La porte de l'appartement laissée ouverte 

Cette femme, témoin de l'incendie, raconte qu'elle se trouvait dans son appartement situé au premier étage de l'immeuble avec ses neuf enfants quand le feu s'est déclaré.

"L’incendie est parti d’une ampoule sans abat-jour, posée sur la table de chevet dans la chambre de mon fils. Elle est tombée sur un matelas et ça a pris feu" raconte-t-elle, la voix tremblante au quotidien.

La quadragénaire explique ensuite avoir essayé de jeter de l'eau sur le "petit" foyer, en vain. "Le feu se propageait sur les murs, dans tout l’appartement". Lorsqu'elle décide de faire sortir sa famille, elle crie "Au feu! Au feu! Au feu!" à plusieurs reprises à l'attention de ses voisins, mais dans la panique, elle ne ferme pas la porte de son appartement pour contenir le feu.

"Je ne peux pas expliquer, je voulais sauver mes enfants" raconte cette habitante de Bobigny qui se dit "dévastée". Elle déclare au Parisien, en larmes: "Je n’ai pas de mots. Je ne connais pas les victimes. À part mes voisins de palier, je ne connais personne ici."

Jeanne Bulant