BFMTV

Haute-Savoie: il aurait volé "plusieurs centaines de milliers d'euros" de prestations sociales

L'homme aurait notamment touché les allocations familiales de certains de ses locataires.

L'homme aurait notamment touché les allocations familiales de certains de ses locataires. - Philippe Huguen - AFP

Un sexagénaire suspecté de fraude aux prestations sociales pour un préjudice évalué à "plusieurs centaines de milliers d'euros" fait l'objet d'une enquête confiée à un juge d'instruction par le parquet de Bonneville (Haute-Savoie), a appris mardi l'AFP de source proche du dossier.

Il est soupçonné d'avoir touché les prestations sociales - allocations familiales, retraites et assurances complémentaires - d'une soixantaine de personnes, auxquelles il louait "des chambres et de tous petits appartements" dans la Vallée de l'Arve, a détaillé une source proche du dossier.

Ses victimes étaient principalement des personnes âgées ou des étrangers à la recherche d'une résidence secondaire en France. "Il avait procuration sur leurs comptes et touchait l'argent. Il les manipulait et elles lui faisaient confiance", a précisé cette même source, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Les investigations se poursuivent à l'étranger

L'homme, domicilié dans la Vallée de l'Arve, près de Chamonix (Haute-Savoie), était dans le viseur du Comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf) depuis 2014, après un signalement de la caisse de retraite de la sécurité sociale. Interpellé et placé en garde à vue début décembre, le sexagénaire a été relâché et laissé libre après avoir été entendu, laissant planer le doute sur la mécanique de la fraude.

Lors d'une perquisition menée à son domicile, les enquêteurs ont mis la main sur 132.000 euros en liquide. Les gendarmes ont également découvert l'existence d'une assurance vie d'un million d'euros. "Il ne s'agit pas de bande organisée. Les investigations se poursuivent à l'étranger pour confirmer l'ampleur de la fraude", a conclu cette même source, ajoutant que l'homme sera probablement mis en examen.

H. M. avec AFP