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Gilets jaunes: les manifestations interdites samedi par arrêté préfectoral à Nice, Marseille et Metz

Les gilets jaunes à Marseille, le 26 janvier 2019.

Les gilets jaunes à Marseille, le 26 janvier 2019. - BORIS HORVAT / AFP

De nouvelles dispositions ont été prises par l'exécutif en début de semaine pour assurer le maintien de l'ordre, après les débordements de samedi à Paris. Les manifestations dans les quartiers touchés par les violences pourront désormais être interdites si la présence de manifestants "ultras" est prévue.

Des arrêtés préfectoraux ont été pris à Marseille, Nice et Metz afin d'interdire les manifestations samedi prochain, notamment celles des gilets jaunes, a-t-on appris ce jeudi de sources concordantes. 

Après les violences survenues samedi dernier lors de la 18e manifestation des gilets jaunes, Christian Estrosi, maire Les Républicains de Nice, avait demandé en début de semaine d'interdire tout rassemblement dans sa ville. Une demande acceptée par le gouvernement.

À Paris, des secteurs comme les Champs-Élysées, la place de l'Étoile ou de la Concorde à Paris ou encore certains quartiers de Bordeaux seront eux aussi interdits de manifestations, selon l'AFP. 

Plusieurs appels à manifester déjà lancés

"Dès que des attroupements sont constatés" dans ces zones, a précisé le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez sur notre antenne, "il y a interpellation et amende". Les contraventions encourues en cas de participation à une manifestation interdite sont passées depuis jeudi de 38 à 135 euros. 

Une décision critiquée par le député des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. "État de non droit. À Marseille, interdiction de manifester à la demande de la chambre de commerce. À quant l'obligation de se taire", s'interroge, amer, le chef de file de la France Insoumise.

Lundi, Édouard Philippe avait annoncé l'interdiction de manifester "chaque fois qu'il le faudra", dans les quartiers "les plus touchés", "dès lors que nous aurons connaissance d'éléments 'ultras' et de leur volonté de casser", en faisant référence aux Champs-Elysées à Paris ou aux places du Capitole à Toulouse et Pey-Berland à Bordeaux.

Plusieurs "appels nationaux" ont d'ores et déjà été lancés, à Nice, Toulouse, La Rochelle ou Montpellier pour le 19e épisode du mouvement des gilets jaunes, samedi. Mercredi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait annoncé que la mission antiterroriste Sentinelle serait mobilisée de manière "renforcée" pour protéger les bâtiments officiels.

Sarah-Lou Cohen avec Jeanne Bulant