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G7: 13.200 policiers et gendarmes mobilisés pour le sommet à Biarritz

Le ministre de l'Intérieur est venu à Biarritz ce mardi pour passer en revue le dispositif de sécurité mis en place à l'occasion du sommet international du G7.

"Mesdames et Messieurs, notre vigilance est maximale, nos moyens importants." Cette affirmation vient de Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur, présent à Biarritz ce mardi, a détaillé le dispositif de sécurité qui sera déployé lors du sommet international du G7 qui débutera samedi. Ainsi, 13.200 policiers et gendarmes seront mobilisés pendant la tenue de l'événement afin d'assurer la sécurité des chefs d'Etat et de gouvernement mais aussi pour prévenir les éventuels troubles.

Depuis un an, les autorité ont mené une "préparation rigoureuse et coordonnée" de la sécurité autour du sommet du G7, a assuré Christophe Castaner estimant que la ville de Biarritz "ne doit connaître aucun trouble susceptible de nuire au travail des autorités internationales". Assurer la sécurité des délégations, notamment face à la menace terroriste qui reste "constante" en France, mais aussi éviter tout trouble à l'ordre public sont les deux objectifs que s'est fixé le gouvernement, pour lequel la bonne tenue de l'événement est déterminant.

Appui de l'armée

Dans le détail pour assurer ces missions, 13.200 policiers et gendarmes seront mobilisés. Il y aura notamment 45 compagnies de CRS engagées sur le sommet, ce qui correspond au nombre habituel de compagnies de CRS engagées sur l'ensemble de la France, et une cinquantaine d'escadrons de gendarmerie mobile. Cela représente plus de 6000 forces mobiles. Ces effectifs seront appuyés par l'armée en charge de missions de contre-terrorisme mais aussi de surveillance maritime et aérienne. Plus de 400 sapeur-pompiers et 13 équipes du SMUR seront également mobilisés lors du sommet.

"Ce rendez-vous le justifie", a précisé le ministre de l'Intérieur, tandis que le préfet des Pyrénées-Atlantiques a indiqué que toutes les unités, que ce soit les équipes à moto, à VTT, à cheval ou les équipes canines, sont mobilisées afin de "donner une réponse appropriée" aux troubles éventuels.

Le ministre de l'Intérieur, qui n'a pas communiqué de chiffres, a reconnu la menace de la présence d'individus violents pour provoquer des débordements. "Si le débat et les contradictions politiques sont parfaitement légitimes, les violences ne le sont pas", a prévenu Christophe Castaner, assurant que le contre-sommet à Hendaye et Irun, en Espagne, "devait pouvoir se tenir librement (...) Il n'est pas question d'empêcher la libre expression non violente des opinions".

Justine Chevalier