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Enfants renversés à Lorient: qu'est-ce-que l'odorologie, la technique d'identification utilisée par la PJ?

L'odorologie s'appuie sur l'identification d'odeurs par des chiens spécialement entraînés. (Photo d'illustration)

L'odorologie s'appuie sur l'identification d'odeurs par des chiens spécialement entraînés. (Photo d'illustration) - MARTIN BUREAU / AFP

La police judiciaire de Rennes a utilisé, pour la première fois, l'odorologie, une technique d'identification d'odeurs avec des chiens spécialement entraînés, dans le cadre de l'accident mortel de Lorient.

Quatre jours après l'accident mortel à Lorient (Morbihan), au cours duquel une voiture a pris la fuite après avoir renversé deux enfants, la passagère du véhicule a été interpellée mercredi soir à minuit, selon nos informations recueillies auprès de sources concordantes. La jeune femme, âgée de 21 ans, a été placée en garde à vue dans les locaux de la sûreté départementale à Lorient. Le chauffard est, quant à lui, toujours en cavale. 

Au cours des recherches, la police judiciaire de Rennes a utilisé, pour la première fois, note Le Télégramme, l'odorologie. Cette technique, pratiquée en France depuis 2003, s'appuie sur l'identification d'odeurs par des chiens spécialement entraînés. Elle a notamment été récemment utilisée dans le cadre de l'affaire Maëlys

Une technique concluante 

Les techniciens récupèrent d’abord l’odeur à identifier sur un objet et la transfèrent sur un tissu spécial, qui absorbe les odeurs. L’odeur du suspect ou de la victime est ensuite récupérée sur un autre tissu, placé dans un bocal au milieu de plusieurs autres. Le chien doit alors effectuer la correspondance. 

"On se sert beaucoup des animaux dans la police nationale pour diverses choses et notamment pour l'odorologie, confirme sur notre antenne Dominique Le Dourner, secrétaire national du syndicat SGP Police-FO. Cette technique a permis de déterminer que le chauffard était dans le véhicule de la jeune fille et qu'il n'avait plus aucun moyen de quitter la région"

Entre 2003 et 2016, l'odorologie "a été utilisée dans 522 cas à la sous-direction de la police technique et scientifique (SDPTS) d'Ecully, et a permis de résoudre 162 affaires judiciaires", indiquait le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dans un communiqué datant de février 2016.

Clément Boutin