BFMTV

Drame de Chevaline : le spectre de l’affaire Dominici plane toujours

Une famille britannique en vacances en France, un petit village, des impacts de balles, le bord d'une route : les derniers éléments de l’enquête sur la tuerie perpétrée ce mercredi en Haute-Savoie ne vont pas sans rappeler quelques aspects de l’affaire Dominici, survenue durant l’été 1952 en France. Retour sur les faits.

Nuit du 4 au 5 août 1952. Les Anglais Jack et Anne Drummond sont tués par balles sur le bord de la route à Lurs, une commune des Alpes de Haute-Provence où ils s’étaient arrêtés pour camper. Leur fille Elizabeth est retrouvée le crâne fracassé quelques mètres plus loin.

Les soupçons pèsent alors sur la famille Dominici, dont la ferme est située à quelques mètres de la scène du crime. Au terme d’une enquête de quinze mois, Gaston Dominici, 78 ans, est placé en garde à vue, accusé du triple meurtre par ses deux fils. Dans la foulée, l’homme avoue son geste. Malgré des incohérences dans les différents témoignages et un manque de preuves, Gaston Dominici est condamné à mort. Une peine commuée deux ans plus tard en prison à vie. En 1960, Charles de Gaulle choisit de le gracier.

Durant le procès, toutes les thèses sont évoquées : crime crapuleux, règlement de compte entre services secrets… Mais l’énigme reste entière. A sa mort, en 1965, Gaston Dominici emporte avec lui la vérité sur cette affaire.

Sur Twitter, de nombreuses références à l'affaire Dominici

Les quelques similitudes entre cette affaire vieille de soixante ans et la tuerie survenue ce mercredi dans le village de Chevaline, en Haute-Savoie, ont fait réagir les internautes, notamment sur Twitter. D'abord frappés par l’origine des familles visées, toutes deux britanniques, les twittos se sont souvenus de la sombre affaire Dominici, qui a longtemps défrayé la chronique sans être vraiment élucidée.

Hasard des faits : le téléfilm inspiré de l'affaire Dominici, avec Michel Serrault dans le rôle titre, était diffusé sur la chaîne Paris Première ce mercredi soir...