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Deux femmes soupçonnées de faire respirer "le souffle du diable" à leurs victimes

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Soupçonnées d’avoir fait respirer une mystérieuse substance aux effets proches du “souffle du diable” à des victimes âgées abordées dans la rue, deux femmes de nationalité chinoise ont récemment été arrêtées à Paris, rapporte Le Parisien.

Elles auraient fait plusieurs dizaines de victimes avec un mode opératoire inédit. Deux femmes de nationalité chinoise, âgées de 42 et 59 ans, sont soupçonnées d’avoir fait respirer à leurs victimes un produit -d’origine inconnue mais aux effets similaires au "souffle du diable" - qui les plongeait dans un état de soumission au cours duquel elles remettaient tous leurs biens. Elles ont été interpellées à proximité du métro Goncourt (Est de Paris) et placées en garde à vue cet été, révèle Le Parisien ce mardi.

Les deux suspectes auraient sévi dans le secteur de Belleville et Goncourt. Elles auraient ciblé des victimes asiatiques et âgées, rencontrées dans la rue. “Les victimes visées sont souvent très âgées et sont abordées en pleine rue (...) Elles parviennent à isoler leur victime puis à lui faire respirer un mélange de plantes censé avoir de puissantes vertus curatives et protégeant même du mauvais sort”, selon une source proche de l’affaire citée par le quotidien.

"Les victimes obéissent au doigt et à l’oeil"

La composition exacte du mélange utilisé n’a pas encore été établie avec précision, indique Le Parisien. Mais il aurait des propriétés similaires à celles de la scolopamine, une molécule présente à l’état naturel dans certaines plantes en Amérique du sud. “En Colombie, la substance est extraite d’une plante appelée burundanga. Dans ce pays, les voleurs l’utilisent pour pouvoir agir plus facilement. Plus besoin de violences physiques puisque les victimes obéissent au doigt et à l’oeil. Mais l’exposition prolongée à ce toxique peut entraîner des dégâts irréversibles, voire la mort”, détaille une source proche de l’enquête.

Les victimes disent s’être ensuite retrouvées dans un état hypnotique et sous l’emprise totale de leurs interlocutrices. C’est à ce moment là qu’elles leur auraient demandé de les conduire à leur domicile et de regrouper dans un sac tout leur argent et leurs bijoux. Un troisième suspect, âgé de 56 ans, soupçonné d’être le préparateur de la fameuse substance, a également été arrêté dans la foulée. Tous appartiendraient à un groupe de malfaiteurs originaires de Chine, très structuré, ayant pour spécialité la soumission mentale.

Les deux suspectes ne reconnaissent pas les faits. Mais lors d’une perquisition dans leur chambre d’hôtel à Villepinte (Seine-Saint-Denis), du matériel permettant des préparations pharmaceutiques a été retrouvé. “Divers substances provenant de la pharmacopée chinoise ainsi qu’une balance de précision, des filtres et des gants ont été saisis. L’analyse de ces substances est en cours”, indique une source proche de l’enquête au Parisien.

V.R.