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Des SMS violents échangés entre Jonathann et sa femme avant le crime

Mardi, sur BFMTV, l'avocat de Jonathann Daval avait surpris en évoquant des "violences" d'Alexia sur son mari, quelques heures après l'aveu par ce dernier du meurtre de son épouse il y a trois mois.

Dès la découverte du corps, les enquêteurs ont analysé le téléphone d'Alexia Daval. Il y ont trouvé des échanges de textos témoignant d'une certaine violence verbale envers son mari. Sur la question de la conception d'un enfant, elle lui adresse de vifs reproches sur leurs difficultés à avoir un enfant. Ces échanges remontent à plusieurs semaines avant le crime.

Cette tension au sein du couple a également été décelée lors des auditions des amis proches et de la famille, mais elle n'a jamais été évoquée de façon directe. Les enquêteurs dessinent le portrait d'un couple dominant/dominé.

Au moment de la disparition de la jeune femme, le téléphone de Jonathann Daval a été parcouru par les enquêteurs sans toutefois être saisi. Ils n'y ont pas relevé d'éléments pertinents. L'appareil est à présent dans les mains des enquêteurs et va être analysé.

Les déclarations de l'avocat de Jonathann

Mardi, sur BFMTV, l'avocat de Jonathann Daval avait surpris en évoquant des "violences" d'Alexia sur son mari, quelques heures après l'aveu par ce dernier du meurtre de son épouse il y a trois mois. Ce mercredi soir, toujours sur BFMTV, maître Randall Schwerdorffer a précisé son propos: 

"Depuis le début de cette affaire, j’ai reçu énormément de courriers, anonymes ou avec des coordonnées, beaucoup de gens de la région de Gray m’ont parlé, et il m’a été dit, y compris par des journalistes qui ont enquêté sur place, qu’il a été question de violences commises de façon extrêmement ponctuelle par Alexia sur Jonathann."

Par ailleurs, la chronologie du crime se précise. Alors que Jonathann Daval a reconnu mardi avoir tué son épouse fin octobre, il nie avoir brûlé son corps. Durant les interrogatoires, deux analystes criminels orientaient les questions des enquêteurs. 
Rim Bey avec Céline Hussonois-Alaya