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Corbeil-Essonnes: quatre rappeurs de la cité des Tarterêts jugés pour viols en réunion

Les quatre jeunes sont accusés du viol de plusieurs adolescentes en 2014. (Photo d'illustration)

Les quatre jeunes sont accusés du viol de plusieurs adolescentes en 2014. (Photo d'illustration) - Damien Meyer - AFP

Quatre jeunes rappeurs, originaires de la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, sont jugés depuis mercredi pour des viols en réunion commis en 2014.

Quatre jeunes du quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, comparaissent à partir de ce mercredi et jusqu'à lundi prochain devant la cour d'assises des mineurs de l'Essonne, pour des viols en réunion commis en 2014. Interpellés en mars 2015, Ils risquent chacun jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Au moment des faits, trois d'entre eux étaient mineurs.

Membres du groupe de rap GDZ, "Gangsta de Zoo", ou du collectif MMZ, "Mini Mafia Zoo", les quatre accusés piégeaient leurs victimes pour leur imposer des rapports sexuels. Ils se vantaient également d'obtenir des faveurs sexuelles auprès de jeunes filles dont les noms étaient inscrits sur les murs du lycée du quartier, a révélé l'enquête.

Le même type de scénario

A plusieurs reprises, les agresseurs présumés ont eu recours au même stratagème pour attirer leurs victimes. En janvier 2014, une adolescente de 15 ans retrouve l'ancien copain d'une amie, accompagné d'un autre garçon. Après quelques minutes de marche, elle accepte d'entrer dans le local à poubelles d'un immeuble, sans se méfier.

Tandis que le premier bloque la porte, le second oblige la jeune fille à se déshabiller et tente de la violer. Cette dernière parvient tout de même à s'échapper, mais est menacée de représailles si jamais elle venait à dénoncer les faits.

En mai 2014, une adolescente de 16 ans est victime du même piège. Son petit ami, venu avec un autre garçon, l'entraîne dans un local à poubelles et tente d'avoir un rapport sexuel non consenti avec elle. Il échoue, et c'est finalement le deuxième garçon qui la viole.

Ils prétendaient la sauver

Une troisième victime a été abusée en octobre 2014 par trois jeunes hommes, dont les deux adolescents soupçonnés d'être les auteurs du premier viol. Prétextant alors la sauver d'une bande d'agresseurs, ils l'entraînent dans le local technique d'un immeuble. Ils réclament alors des faveurs sexuelles en guise de récompense. Face à son refus, ils la violent et filment la scène avec un téléphone.

F. H. avec AFP