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Campagne de Sarkozy: Copé n'a pas été mis en examen

Copé sera entendu comme témoin assisté chez le juge dans le cadre des campagnes de Sarkozy - Lundi 8 février 2016

Copé sera entendu comme témoin assisté chez le juge dans le cadre des campagnes de Sarkozy - Lundi 8 février 2016 - AFP

Le député-maire de Meaux a été entendu pendant près de six heures en tant que témoin assisté dans l'affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, ce lundi.

L'audition aura duré une bonne partie de la journée pour Jean-François Copé. Le député-maire de Meaux, convoqué ce lundi matin à 9h30 en tant que témoin assisté, a été entendu par un juge financier à Paris dans l'enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012selon une information confirmée par BFMTV.

Après une audition longue de six heures par un juge, Jean-François Copé n'a finalement pas été mis en examen, a déclaré son avocat, Me Hervé Temime, au terme de l'audition.

Pour rappel, les investigations qui le concernaient portent sur un système de fausses factures qui aurait été destiné à dissimuler une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d'euros.

Ces faux auraient eu pour objet d'imputer à l'UMP, alors dirigée par Jean-François Copé et devenue depuis Les Républicains, des dépenses relevant des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

L'entourage de Copé et la direction de Bygmalion soupçonnés

L'ancien chef de l'Etat, qui préside aujourd'hui le parti de droite Les Républicains, pourrait être convoqué à son tour prochainement, selon des sources proches du dossier consultées par l'Agence France-Presse (AFP). A la genèse de l'affaire, les soupçons semblaient se concentrer sur l'entourage de Jean-François Copé et la direction de Bygmalion.

Selon les patrons de Bygmalion, dont certains sont des proches du député-maire de Meaux, ce stratagème aurait notamment été imposé à la société de communication. Ils ont reconnu avoir facturé des conventions UMP fictives pour couvrir des dépenses de meetings. Jean-François Copé affirme ne jamais avoir eu vent de ce dispositif avant une réunion mi-mai 2014, au lendemain de révélations de Libération.

"Abasourdi" et "trahi", il aurait alors compris "la réalité du délit (...) commis derrière (son) dos, à savoir la prise en charge par l'UMP de dépenses de la campagne présidentielle", a-t-il dit aux policiers le 28 juillet lors d'une audition libre. "Si j'avais été informé des pratiques délictuelles qui ont donné lieu à cette affaire, je m'y serais totalement opposé", "c'est sans aucun doute pour cela qu'on ne me l'a jamais dit", a-t-il encore assuré.

A.-F. L. avec AFP