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Bron, Vénissieux, Vaulx-en-Velin: le ras-le-bol des habitants face aux rodéos urbains

Depuis plusieurs semaines, le phénomène des rodéos urbains a pris de l'ampleur dans l'agglomération lyonnaise. Une manifestation est organisée à Bron ce vendredi pour alerter les autorités.

Les riverains n'en peuvent plus. Depuis le début du confinement, les rodéos urbains se sont multipliés dans plusieurs villes de l'agglomération lyonnaise. C'est le cas notamment à Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Rillieux-la-Pape ou Bron.

"C'est tous les jours"

Dans cette dernière commune, une manifestation est prévue ce vendredi pour dénoncer ces rassemblements à grande vitesse de deux-roues, parfois non-homologués. A Vaulx-en-Velin, les habitants ont aussi lancé une pétition. Ils en appellent au préfet, qui ne doit selon eux "plus ignorer ces délits".

"On se sent en danger, ça dépasse les bornes, c'est tous les jours! Alors qu'avant, c'était de temps en temps", témoigne au micro de BFM Lyon une habitante de cette commune de la banlieue lyonnaise, excédée par ces comportements. 

"On est dans l'insécurité complète, on ne peut plus dormir, c'est infernal. Les habitants au cœur du quartier, de leurs fenêtres, ils voient tous ceux qui passent et ils disent: 'c'est les maîtres de la ville'. Quand ils sortent, ce sont eux les puissants", ajoute cette riveraine. 

Plusieurs interpellations

De son côté, la maire de Vaulx-en-Velin assure avoir entendu le cri d'alerte des habitants. "J'ai mis à disposition tous les moyens de la ville", assure-t-elle, "c'est-à-dire les caméras qui ont permis des identifications". 

"Il y a eu des condamnations mais il faut augmenter les moyens. J'en appelle à l'Etat, dont c'est la compétence, pour augmenter les réquisitions d'images, les moyens de la police judiciaire pour pouvoir arrêter celles et ceux qui troublent l'ordre public", demande l'édile. 

Depuis la fin du confinement, de nombreuses arrestations en lien avec des rodéos urbains collectifs ont par ailleurs été effectuées dans plusieurs villes de la banlieues lyonnaise durant le confinement.

Benjamin Rieth