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Bracelets électroniques: les dispositifs de surveillance en panne pendant plusieurs heures lundi

Un bracelet du dispositif électronique destiné à maintenir à distance de sa victime un conjoint violent,

Un bracelet du dispositif électronique destiné à maintenir à distance de sa victime un conjoint violent, - JOEL SAGET / AFP

INFO BFMTV - Fournis dans le cadre d'un contrôle judiciaire pour surveiller les personnes faisant l'objet de poursuites ou de condamnations, les bracelets électroniques sont tombés en panne lundi pendant plusieurs heures, sur l'ensemble du territoire.

Pendant quelques heures, la surveillance électronique imposée par la justice aux personnes poursuivies ou condamnées s'est envolée. Lundi, une panne a affecté le fonctionnement de tous les bracelets électroniques, sur l'ensemble du territoire, gérés par la direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris, a appris BFMTV de sources concordantes. Un problème technique de communication entre le logiciel SAPHIR et les opérateurs téléphoniques a été signalé vers 16h30 avant d'être résolu dans la soirée, vers 21h50.

Pendant près de six heures, les autorités ont donc été dans l'incapacité de suivre les individus sous le contrôle d'un bracelet électronique pour des faits allant du simple vol aux infractions de terrorisme. Au total, sur les 14.500 personnes placées sous surveillance électronique, 7250 ont été concernées par l'incident.

Cette panne a également visé les femmes équipées d'un bracelet antirapprochement pour les protéger d'un ex-compagnon violents. Ils sont 350 sous ce contrôle, et la totalité a été concernée. Mais, à ce stade, aucun incident découlant de cette interruption de service n'a été signalé.

"Les détenus n'ont pas été au courant"

"C'est une panne informatique qui aurait pu avoir de grandes conséquences. Fort heureusement, il n'y a pas eu de surincidents", confirme sur BFMTV Yoan Karar, secrétaire général adjoint syndicat FO-justice. "Les détenus n'ont pas été au courant de cette panne au moment des faits. Mais si cela se reproduit, quest-ce-qu'on fait?", interroge-t-il.

"Nous, on porte le projet d'une police de probation qui pourrait être créée au sein de l'administration pénitentiaire pour qu'on soit mobilisé immédiatement sur de la surveillance en direct afin d'éviter que des faits soient perpétrés pendant ce laps de temps de non surveillance."

Selon nos informations, le directeur de l'entreprise chargée de la gestion du logiciel SAPHIR a été convoqué par la direction de l'administration pénitentiaire ce mardi matin, en urgence, afin d'apporter toutes les clarifications nécessaires et de présenter les dispositions prises pour qu'un tel incident ne se reproduise plus.

Vincent Vantighem avec Ambre Lepoivre