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Boulogne: un chahut dans un lycée privé dégénère, la police intervient

Le lycée Notre-Dame à Boulogne, où un chahut lancé chaque année a dégénéré vendredi.

Le lycée Notre-Dame à Boulogne, où un chahut lancé chaque année a dégénéré vendredi. - -

Un chahut lancé chaque année par les élèves d'un lycée privé de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a dégénéré vendredi et entraîné l'intervention de policiers qui ont utilisé du gaz lacrymogène.

C'est un chahut qui a mal tourné. Le rituel lancé chaque année par les élèves du lycée Notre-Dame à Boulogne, qui consiste "à se lancer de la farine, des oeufs, du ketchup ou encore de la mayonnaise" a dégénéré vendredi, et entraîné l'intervention de policiers. Ceux-ci ont utilisé du gaz lacrymogène.

Les forces de l'ordre se sont rendues au lycée Notre-Dame de Boulogne après un appel du directeur de l'établissement scolaire qui leur a demandé d'entrer dans cet établissement chic pour ramener le calme, selon une source policière.

"Nous luttons depuis plusieurs années contre ce sinistre rituel", a expliqué le directeur, Luc Migny. Selon lui, des fumigènes et des pétards sont utilisés depuis plusieurs années "n'importe comment", ce qui pose des problèmes de sécurité.

Une lycéenne a fait un malaise

Le rituel a débuté à 10 heures a raconté un élève de terminale, précisant que tous les élèves sont censés y participer. Acculés contre les grilles du lycée après leur arrivée dans la cour de récréation, où se trouvaient 200 à 300 élèves, les policiers ont reçu des oeufs et ont alors fait usage de gaz lacrymogène, d'après la source policière.

Allergique à la farine, une lycéenne a fait un malaise et a été soignée sur place, a précisé cette source.

Deux autres lycéens, qui ressentaient des douleurs, notamment aux chevilles, ont été conduits à la clinique Ambroise-Paré, située dans la commune. Sept autres personnes ont par ailleurs été incommodées par le gaz lacrymogène, d'après la source policière.

"Deux coups de matraque dans les jambes"

"C'est intolérable de se faire gazer. On fait cela tous les ans depuis plusieurs années et cela se passe bien. Il n'y a jamais eu de dérapage", a affirmé l'élève de terminale de 18 ans, qualifiant de "violente" l'intervention des forces de l'ordre.

"C'est inadmissible, beaucoup de jeunes qui ont été gazés sont mineurs", a réagi pour sa part un autre élève de terminale, âgé lui de 17 ans, se plaignant d'avoir reçu "deux coups de matraque dans les jambes".

Sollicité, le directeur de l'établissement scolaire n'était pas joignable dans l'immédiat. Selon un classement 2013 du magazine L'Express se basant sur le taux de réussite au baccalauréat, il est classé 68e sur 1996 établissements au niveau national et occupe le 4e rang sur le plan départemental.