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Bertrand Cantat: de premiers extraits de ses auditions devant la justice lituanienne dévoilés

Bertrand Cantat sur scène au Printemps de Bourges en 2014

Bertrand Cantat sur scène au Printemps de Bourges en 2014 - Guillaume Souvant - AFP

Ce dimanche, M6 diffusera pour la première fois en France des images des auditions de Bertrand Cantat, en 2003 en Lituanie, juste après qu'il ait battu à mort Marie Trintignant.

Dimanche soir, à 23h10, M6 diffusera des extraits des auditions de Bertrand Cantat face à la justice lituanienne dans un nouveau numéro d'Enquête exclusive. Le chanteur y décrit les coups qu'il a assénés à l'actrice, le soir du 26 juillet 2003 à Vilnius, et qui ont causé sa mort. RTL diffuse de premières images de ces auditions, datées des 8 et 21 août 2003. 

Dans un premier extrait, celui qui a été condamné à huit ans de prison pour avoir tué Marie Trintignant met en cause l'actrice: "Elle m'a donné un coup de poing, ensuite elle m'a agrippé. Le cou... j'avais des traces partout (...) Les bras et tout... (...) Ça se passe dans la folie, dans la furie. Vous savez, c'est difficile de décrire ça précisément."

"Je suis rentré dans une colère noire"

Dans un deuxième extrait, il décrit les coups qu'il lui a portés: "Je suis rentré dans un colère noire, et à partir de là je lui ai mis des claques. Et pas des petites baffes, je ne peux pas mentir. C'est des grandes baffes, et j'avais des bagues à mes doigts...", raconte-t-il, avant de mimer de très amples gifles.

13 minutes des 6 heures d'enregistrements seront diffusées dimanche soir, dans le cadre d'une soirée spéciale consacrée aux violences conjugales. Ces images sont inédites à la télévision française. Leur diffusion a été validée par les services juridiques et les avocats de TV Presse, la société productrice du documentaire, et de M6, précise Le Parisien. "Les règles françaises qui interdiraient ce genre de diffusion ne s'appliquent pas à des faits et à une procédure qui n'ont pas eu lieu en France mais à l'étranger", explique l'avocat spécialiste du droit de la presse Richard Malka au quotidien. 

Benjamin Pierret