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Aurillac: échauffourées entre des festivaliers, infiltrés par des casseurs, et les forces de l'ordre

Le festival d'Aurillac en 2013. (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Le festival d'Aurillac en 2013. (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Jeff Pachoud - AFP

Des violences ont éclaté entre des festivaliers, infiltrés par des casseurs, et les forces de l'ordre en marge du festival d'Aurillac. Ils ont manifesté contre les mesures de sécurité imposées pour le festival de théâtre de rue.

Plusieurs centaines de festivaliers ont violemment manifesté, contre les mesures de sécurité imposées pour le festival de théâtre de rue d'Aurillac, vendredi après-midi. Des échauffourées ont éclaté avec les forces de l'ordre.

Quelques 300 festivaliers, infiltrés par une centaine de casseurs dont certains encagoulés, se sont opposés aux forces de l'ordre, présentes en marge du rassemblement. Pierre Mathonier, le maire PS d'Aurillac, a expliqué à l'Agence France-Presse (AFP):

"Entre 20 et 30 agitateurs ont voulu forcer le passage dans une file d'attente de contrôle, entraînant les festivaliers, mécontents des dispositifs de sécurité qui ralentissent".

Barricades et feux de poubelles

Les protestataires ont installé des barricades (vidéo ci-dessous), caillassé des voitures, allumé des feux de poubelles, renversé des panneaux et dégradé du matériel urbain et une vitrine de commerce, a détaillé la gendarmerie.

Une cinquantaine de gendarmes mobiles sont alors intervenus et plusieurs élus, dont Pierre Mathonier, ont entamé un dialogue avec les manifestants. Le spectacle de Generik Vapeur, "la Deuche Joyeuse" a été reporté.

"Protéger les festivaliers et les artistes"

"Il y a eu des échanges vifs entre casseurs et festivaliers, ces derniers ne comprenant pas leurs motivations à mettre en péril le dispositif de sécurité", a déclaré pour sa part à l'AFP le directeur de cabinet de la préfecture du Cantal, Jean-François Bauvois. Dans le cadre du plan vigipirate, qui concerne tous les grands rassemblements, le centre-ville est fermé à la circulation et des fouilles ont lieu.

Selon France 3 Auvergne, c'est un rassemblement pacifique contre l'état d'urgence qui a dégénéré. "Le terme festivalier n'est pas approprié, les festivaliers ont continuer à profiter du spectacle", a indiqué le directeur de cabinet à France Bleu Pays d'Auvergne.

"Tout a été fait pour permettre à ce festival de se dérouler dans de bonnes conditions et protéger les festivaliers et les artistes", a-t-il ajouté.

"On sait bien que Daesh s'attaque aux artistes et à ce genre de manifestations".

Le calme s'est réinstallé vers 20h30 et les spectacles ont repris. Chaque année, 100.000 spectateurs se rendent au festival de théâtre de rue d'Aurillac. Une vingtaine de compagnies françaises et étrangères, présentant dix créations, sont programmées pour cette "30e édtion bis".

M.L. avec AFP