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Attaque au couteau à Trappes: 2 morts et 1 blessé grave, l'assaillant tué

L'assaillant a été neutralisé à la suite d'une intervention policière. Malgré une revendication de Daesh, la piste d'un différend familial n'est pas écartée.

Ce jeudi matin aux alentours de 9h30, une attaque au couteau a fait au moins deux morts ainsi qu'un blessé grave dans la rue Camille Claudel de Trappes (Yvelines). Un individu a poignardé plusieurs personnes avant de se retrancher dans un pavillon. 

La police se rend sur place et entend l'homme crier "Allahou akbar, si vous rentrez je vous fume". Il sort ensuite, les mains dans le dos selon le récit du parquet de Versailles, et est grièvement touché par les tirs des policiers de Direction départementale de la sécurité publique (DSPP). Le préfet des Yvelines confirme sa mort quelques minutes plus tard. Les deux victimes confirmées sont la mère et la sœur de l'auteur, la troisième personne est toujours entre la vie et la mort. Elle a été transférée à l'hôpital Georges Pompidou, dans le 15e arrondissement de Paris. 

Dépression et alcoolisme

Selon nos informations, l'agresseur est un homme, né en 1982, déjà défavorablement connu des services de police et en proie à la dépression et à l'alcoolisme. S'il avait fait l'objet d'une poursuite pour apologie du terrorisme en 2016, la procédure avait été classée sans suite en raison d'une "infraction insuffisamment caractérisée".

La piste du différend familial semble pour l'heure privilégiée. L'homme avait évoqué des problèmes d'héritage au sein de sa famille dans une plainte déposée en 2017. Elle avait été classée sans suite car jugée "fantaisiste". 

Quelques minutes après les faits, Daesh a revendiqué l'attaque via son agence propagande Amaq. Toutefois, les autorités appellent à la prudence quant aux motivations de l'homme, des vérifications étant actuellement en cours. Pour l'heure, ni le parquet antiterroriste ni la DGSI n'ont été saisis. 

Collomb salue la réactivité" de la police

De son côté, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a présenté, via Twitter, ses condoléances aux proches des victimes. Il a également confirmé que l'assaillant avait été neutralisé, félicitant "la réactivité et la mobilisation exemplaire de nos forces de l’ordre".

Un dispositif de prise en charge médico-psychologique a été mis en place, animé par le Samu des Yvelines. 

51 attentats déjoués depuis janvier 2015

La vague d'attentats jihadistes en France a fait 246 tués en plus de trois ans, dont le dernier a succombé à une attaque au couteau menée par Khamzat Azimov, assaillant de 20 ans abattu par la police, dans le quartier de l'Opéra à Paris le 12 mai dernier, après celle de Trèbes en mars.

Au total, 51 attentats ont été déjoués depuis janvier 2015, a rappelé Edouard Philippe fin mars devant l'Assemblée nationale.

Les précédentes attaques ont souvent ciblé les forces de l'ordre - policiers et militaires participant notamment à l'opération Sentinelle dans les rues de France.

Hugo Septier