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Arche de Zoé: le couple Breteau et Lelouch condamné à du sursis

Emilie Lelouch et Eric Breteau au Tchad en 2007.

Emilie Lelouch et Eric Breteau au Tchad en 2007. - -

Le président de l'association et sa compagne ont été condamnés en appel à deux ans de prison avec sursis. Ils avaient écopé de deux ans de prison ferme en première instance.

Leur jugement a été allégé. Initialement condamnés à deux ans de prison ferme, Eric Breteau et Emilie Lelouch ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis en appel vendredi dans l'affaire de l'Arche de Zoé. Ils ne retourneront pas derrière les barreaux. La cour d'appel de Paris a aussi relaxé le logisticien de l'association, Alain Péligat.

En 2007, l'association de l'Arche de Zoé avait tenté d'exfiltrer du Tchad vers la France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour.

Le président de l'association et sa compagne, respectivement âgés de 43 et 37 ans, étaient poursuivis en appel pour "escroquerie", "exercice illicite de l'activité d'intermédiaire à l'adoption" et "tentative d'aide à l'entrée ou au séjour de mineurs en situation irrégulière".

Tentative d'exfiltration avortée

Eric Breteau et Emilie Lelouch ont toujours argué avoir voulu ramener en France des orphelins de la région soudanaise du Darfour, en proie à une guerre civile. Pour le président de L'Arche de Zoé, tout lui paraissait "parfaitement légal".

Mais plusieurs ONG et institutions internationales ont à l'inverse affirmé que la plupart des enfants venaient de villages de la région frontalière entre le Tchad et le Soudan, et que la quasi-totalité d'entre eux avaient au moins un parent ou un adulte qu'ils considéraient comme tel.

"On a pu s'exprimer"

La Cour d'appel a, en revanche, relaxé Alain Peligat l'ancien logisticien de l'association. "Ce procès en appel pour moi c'est une délivrance. On a pu s'exprimer, on a été écoutés. Le résultat est là. J'ai l'impression vraiment d'avoir été jugé, c'est la première fois", a-t-il déclaré.

La tentative d'exfiltration des enfants avait été stoppée le 25 octobre 2007, lorsque les bénévoles de l'Arche de Zoé avaient été arrêtés sur leur route vers l'aéroport d'Abéché, dans l'est du Tchad.

A. G. avec AFP