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Allier: jugée pour avoir empoisonné et coupé en deux son compagnon

Le procès, qui se tient depuis jeudi devant la cour d'assises de l'Allier à Moulins, doit durer jusqu'au vendredi 28 février.

Le procès, qui se tient depuis jeudi devant la cour d'assises de l'Allier à Moulins, doit durer jusqu'au vendredi 28 février. - -

Odile Varion a toujours nié les faits. Son fils, mineur au moment des faits, sera jugé ultérieurement par le tribunal des enfants pour "destruction de preuve".

Cheveux courts et grisonnants, jean bleu et parka noire, Odile Varion est arrivée libre ce jeudi matin devant les assises de l'Allier, avant de s'asseoir devant son avocat. Cette femme de 46 ans comparaît pour le meurtre avec préméditation de son compagnon, dont le corps avait été retrouvé coupé en deux dans le coffre d'une voiture en 2009.

Après onze mois de détention provisoire, puis son placement sous contrôle judiciaire, la quadragénaire continue de nier les faits. Egalement mis en cause, son fils Aurélien, 20 ans, clame lui aussi l'innocence de sa mère. Mineur au moment des faits, il sera ultérieurement devant le tribunal pour enfants de Moulins pour "destruction de preuve". Et sera appelé à la barre au cours du procès de sa mère en qualité de témoin.

En deux morceaux dans des sacs poubelle

Le corps du père de famille, Didier Lacote, 51 ans, avait été découvert dans le coffre de sa Peugeot 306 le 10 mars 2009, en deux parties, coupé au niveau du bassin et enfoui dans deux sacs poubelle sous une couverture.

L'autopsie avait révélé que cet ouvrier à l'usine PSA de Dompierre-sur-Besbre, dans l'Allier, était morte d'un empoisonnement à l'atropine, un collyré qu'il prenait pour soigner une inflammation de l'oeil. Selon les conclusions des experts, le médicament avait vraisemblablement été ingurgité par voie orale lors d'un repas. Son corps avait ensuite été tranché avec un outil de type scie circulaire.

Des photos du corps dans l'ordinateur familial

Selon La Montagne, l'accusation souligne les trois semaines qu'il a fallu à Odile Varion pour signaler la disparition de son compagnon. Elle, clame qu'elle le croyait parti en vacances. Selon le quotidien régional, le couple vivait sous le même toit, à Vaumas dans l'Allier, mais dans une union libre qui incluait des relations extraconjugales.

Mais d'autres éléments accablent la mère de famille: des traces de sang retrouvées dans la maison, son empreinte ADN sur la couverture qui a servi à envelopper le corps, et des photos du corps dans l'ordinateur familial. Les enquêteurs ne sont toutefois pas parvenus a identifier le lieu précis de crime, ni à retrouver la scie qui a servi à découper le corps.

La cour a sept jours pour mettre en lumière les zones d'ombre de cette affaire - le procès doit durer jusqu'au 28 février. Durant ce laps de temps, une trentaine de témoins sont attendus à la barre, indique sur Twitter une journaliste de La Montagne présente à l'audience.

O varion comparait libre , assise devant son avocat #moilins#crimedompierre
— leila aberkane (@labkane) 20 Février 2014
M. T.