BFMTV

Affaire Fiona: la demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon rejetée

L'avocat dénonce une "justice particulière" et a déposé une nouvelle demande de remise en liberté.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom, dans le Puy-de-Dôme, a rejeté mercredi la demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon, condamnée à cinq ans de prison pour "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" après la mort de sa fille Fiona. Son avocat a dénoncé "une justice particulière".

Cécile Bourgeon a appris la décision de la justice par visio-conférence. Selon les avocats de Nicolas Chafoulais, le père de Fiona, la chambre de l'instruction a estimé que la remise en liberté de la jeune femme présentait des risques, notamment des pressions sur les témoins et une dissimulation des preuves avant le procès en appel qui pourrait se tenir au printemps prochain.

Nouvelle demande de libération

Le 25 novembre dernier, Cécile Bourgeon, qui a été acquittée partiellement pour le meurtre de sa petite fille en 2013, a écopé de cinq ans de prison. Dès le début du mois de décembre, la jeune femme a déposé une demande de remise en liberté. Après avoir passé quarante mois en détention provisoire, et avec les réductions de peines automatiques, elle était en droit d'obtenir cette libération.

A l'audience, mardi, l'avocat général avait requis le maintien en détention, parlant notamment de la sécurité de Cécile Bourgeon que son procès et celui de son ex-compagnon - condamné lui à 20 ans de prison pour le meurtre de FIona - s'est tenu dans un climat particulièrement tendu. "Ce n'est que justice (...), a réagi sur BFMTV Me Grimaud, avocate de l'association Innocence en danger, partie civile dans ce dossier. Il ne faut pas sous-estimer le trouble à l’ordre public."

A l'annonce de la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom de maintenir Cécile Bourgeon en prison, son avocat, Gilles-Jean Portejoie, a annoncé qu'une nouvelle demande de remise en liberté avait déjà été déposée. Dans le même temps, la défense de la jeune femme a déposé un pourvoi en cassation contre la décision de ce mercredi. Enfin, les deux avocats, Gilles-Jean et Renaud Portejoie vont demander la récusation du président de la cour d'appel de Riom qui, selon eux, a démontré sa "partialité" dans ce dossier.

Justine Chevalier avec Amélie Rosique