BFMTV

1er-Mai: 191 manifestants toujours en garde à vue à Paris

Manifestation du 1er mai 2019 à Paris

Manifestation du 1er mai 2019 à Paris - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

191 personnes étaient toujours en gardes à vue ce jeudi matin suite aux interpellations réalisées dans le cadre des manifestations du 1er mai. 32 d'entre elles le sont suite à leur intrusion dans l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

191 gardes à vue étaient toujours en cours jeudi matin à Paris, à la suite des interpellations réalisées dans le cadre de la manifestation du 1er-Mai, a indiqué le parquet de Paris.

Au total, mercredi, 315 personnes avaient été placées en garde à vue, dont 12 mineurs.

Dans le détail, parmi les majeurs, 180 étaient encore en garde à vue jeudi matin, 37 ont été présentées à la justice dont huit en vue d'un jugement en comparution immédiate ce jeudi, six ont fait l'objet d'une convocation en justice, 43 ont reçu un rappel à la loi et 37 procédures ont été classées sans suite.

Du côté des mineurs, onze étaient en garde à vue et l'un d'entre eux a fait l'objet d'un rappel à la loi.

Parmi les personnes placées en garde à vue, 32 l'ont été "dans le cadre de l'intrusion" à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Le chef d'accusation retenu est celui de la participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou des violences et dégradations. La sûreté territoriale de Paris a été saisie des faits.

Un geste "totalement irresponsable"

En fin d'après-midi mercredi, des dizaines de personnes ont fait brièvement irruption dans l'enceinte de cet établissement, situé sur le parcours de la manifestation. Selon le ministre de l'Intérieur et l'hôpital, certains ont ensuite tenté de pénétrer dans un service de réanimation avant d'être délogés par la police.

Le directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, a dénoncé "la mise en danger de patients" par "une bande de manifestants/casseurs" et annoncé déposer plainte.

Le Premier ministre Edouard Philippe a quant à lui dénoncé un geste "totalement irresponsable". La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, attendue sur place dans la matinée, a pour sa part parlé d'un incident "inqualifiable". 

Aude Solente avec AFP