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Zahia Dehar a pensé à "cesser de vivre" à l'époque de l'affaire qui l'a rendue célèbre

Zahia au Festival de Cannes, le 19 mai 2019

Zahia au Festival de Cannes, le 19 mai 2019 - Christophe Simon - AFP

La jeune femme, bientôt au cinéma dans Une fille facile, raconte avoir eu des idées noires à l'époque de "l'affaire Zahia".

Zahia Dehar était à peine majeure lorsque l'affaire qui porte son nom a éclaté en 2010. À l'époque, Franck Ribéry et Karim Benzema sont accusés d'avoir eu des relations sexuelles tarifées avec la jeune fille avant ses 18 ans. L'ancienne escort-girl bénéficie alors d'une notoriété soudaine qu'elle a très mal vécue, comme elle l'explique aujourd'hui au Parisien.

"Je me disais: je n'ai plus d'avenir. C'était terrible d'avoir 18 ans et déjà cette étiquette sur le front", raconte-t-elle. "Cela a été un petit traumatisme", explique-t-elle également, reconnaissant même avoir envisagé de "cesser de vivre". 

Son ami Alexo témoigne: "Quand le nom et la photo de Zahia sont parus dans la presse, ça a été un cauchemar. Elle ne voulait plus sortir, elle se cachait."

"La fidélité est contre-nature"

Les deux footballeurs ont été relaxés en 2014 et depuis, Zahia Dehar poursuit une carrière artistique. Elle a signé plusieurs collections de lingerie et s'attaque désormais au cinéma: elle tient l'un des rôles principaux d'Une fille facile, film de Rebecca Zlotowski présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, en salles le 28 août prochain.

Très discrète sur sa vie personnelle, elle évoque néanmoins sa vision de l'amour au Parisien. Elle juge notamment la fidélité "contre-nature" mais "pense" avoir déjà été "un peu" amoureuse: "J'ai déjà eu l'envie d'être tout le temps avec une personne." Elle admet qu'elle ressent "le besoin de flirter pour (s)'épanouir dans (sa) féminité" mais refuse de "glorifier l'amour"

Benjamin Pierret