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Morandini Live: une première chaotique pour Jean-Marc Morandini sur iTELE

Jean-Marc Morandini sur le plateau de "Morandini Live"

Jean-Marc Morandini sur le plateau de "Morandini Live" - Capture d'écran iTele

Malgré la grève votée par la rédaction d'iTELE, le présentateur a fait ses débuts ce lundi soir sur la chaîne info du groupe Canal+ avec Morandini Live. Entre malaises, pépins techniques, clins d'oeil à son employeur et petites provocations.

"Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver". Dès ses premiers mots sur sa nouvelle chaîne iTELE, Jean-Marc Morandini a tenté de faire bonne figure ce lundi soir. C'est pourtant dans un contexte plus que tendu que le journaliste a pris les manettes en direct de son émission Morandini Live sur les coups de 18h

Pendant une heure, les téléspectateurs de la chaîne info ont pu découvrir ce programme annoncé comme "un magazine consacré aux médias avec interviews, débats et infos liés à l'actualité du secteur". Mais ils ont surtout pu découvrir une première remplie de pépins techniques et de moments gênants. 

Des techniciens de Canal+ appelés en renfort

Sans être annoncé par le journaliste à qui il succédait, coupé du reste de la rédaction, apparaissant seul à la caméra avec pour seul décor derrière lui une régie, Jean-Marc Morandini a annoncé le programme de cette première dont certaines références et "coïncidences" n'ont pas manqué de faire réagir les internautes. Le premier reportage a notamment été consacré à un épisode de la série New York Unité Spéciale inspiré des frasques de Donald Trump et des scandales sexuels dans lesquels il est impliqué. Un premier reportage osé pour le journaliste impliqué lui-même dans un scandale et accusé de corruption de mineurs aggravée.

Si cette première a bien eu lieu dans les locaux d'iTELE, la grève des techniciens et cadreurs de la chaîne a obligé les équipes de Jean-Marc Morandini à faire appel à des "n+2 pour la réaliser", comme l'a confié un cadreur gréviste à un journaliste de Télérama. La direction a dû appeler en renfort des techniciens de Canal et des "chefs-techniciens dont le boulot n'est pas d'appuyer sur les boutons", rapporte notre confrère.

"Le Zapping, c'est ici et nulle part ailleurs"

Au fil de son émission, Jean-Marc Morandini a multiplié les clins d'oeil que certains associeront sans doute à des provocations. En lançant le "Morandini Zap", le journaliste, qui échangeait avec ses intervenants par plateaux interposés, s'est amusé à faire une allusion "made in Canal" en s'exclamant: "Le Zapping, c'est ici et nulle part ailleurs". Un clin d'oeil que le créateur du Zapping de Canal+, remercié par Vincent Bolloré, appréciera à sa juste valeur.

Si cette première de Morandini Live a été rendue compliquée techniquement avec la grève de la rédaction d'iTELE (qui se déroulait devant les locaux), l'émission a aussi été émaillée de plusieurs petits bugs, comme des problèmes de magnétos ou cette mauvaise orthographe de Stéphane Plaza (écrit "Plazza") sur le bandeau alors que celui-ci était en duplex au cours de l'émission.

"On va s'améliorer"

Plusieurs journalistes se sont également étonnés sur les réseaux sociaux que les plages publicitaires au cours de l'émission ne soient occupées que par des bandes-annonces de programmes de la chaîne. 

A la fin de son émission, au moment de conseiller aux téléspectateurs d'iTELE les programmes à regarder ce soir, Jean-Marc Morandini n'a pas hésité à faire un clin à son autre employeur, la chaîne NRJ12 sur laquelle il présente Crimes. Pour mettre fin à ce premier numéro chaotique, le journaliste a conclu en adressant un message à ses équipes: "Merci à toutes les équipes d’iTELE qui ont aidé à préparer cette émission, ça a pas toujours été facile. C’était pas parfait, mais on va améliorer ça au fur et à mesure."

Fabien Morin et Nawal Bonnefoy