BFMTV

Marc-Olivier Fogiel, bouleversé par le tsunami en Thaïlande: "J'ai fait des choses que je n'aurais pas dû faire"

Marc-Olivier Fogiel dans "Thé ou café" le 3 novembre

Marc-Olivier Fogiel dans "Thé ou café" le 3 novembre - Capture d'écran YouTube - Thé ou café

Rescapé de la catastrophe de 2004, Marc-Olivier Fogiel est revenu avec beaucoup d'émotion sur ce qu'il a vécu.

Très ému, Marc-Olivier Fogiel est revenu sur le tsunami qui a frappé une grande partie du continent asiatique en décembre 2004. Présent sur les lieux, en Thaïlande, il faisait partie des rescapés. La voix brisée, les yeux embués, il s'est confié sur les séquelles du drame face à Catherine Ceylac dans Thé ou café sur France 2.

"J'ai appris qu'il fallait se recentrer sur l'essentiel, si je peux résumer", a-t-il confié. "C'est impossible, pour moi, de parler de ce que j'ai vu là-bas."

"J'ai essayé de le faire en analyse", a-t-il poursuivi. "J'ai été aidé par ce qu'on appelle la cellule de déchoquage, qui porte bien son nom, parce qu'elle vous remue", explique-t-il dans un extrait à découvrir en vidéo, à partir de 15 minutes.

"On est porté par une nécessité vitale"

Et de conclure, des larmes dans la voix, en expliquant qu'il ne pourra pas raconter son expérience: "J'ai fait des choses là-bas que je n'aurais pas dû faire parce que je n'étais pas capable de les assumer après coup. On est porté par une espèce de nécessité vitale, en pensant qu'on est à la hauteur parce qu'on est rescapé, qu'on a la chance d'être rescapé, et qu'on est quasiment les seuls rescapés. Et finalement, il y a des gens dont c'est le métier d'aller aider les sinistrés et je n'aurais pas dû. Je ne regrette rien, mais je ne sais pas en parler aujourd'hui et je ne saurai pas en parler."

La catastrophe de 2004 avait fait plus de 220.000 morts à travers 14 pays de l'océan indien.

B.P.