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"Miraculous Ladybug" revient pour une 4e saison, anatomie d'un succès

Chat Noir et Ladybug, les deux héros de "Miraculous"

Chat Noir et Ladybug, les deux héros de "Miraculous" - Capture d'écran YouTube

La série animée franco-coréo-japonaise fait un carton chez les enfants. Alors que Miraculous revient avec une 4e saison inédite, dimanche sur TF1, retour sur un phénomène.

Faites le test: dites à un enfant "Miraculous" et attendez sa réaction. Il devrait dans les secondes qui suivent entonner à tue-tête le générique de Miraculous, les aventures de Ladybug et Chat Noir, série animée diffusée depuis 2015 sur TF1, mais aussi depuis 2017 sur Disney Channel et depuis 2018 sur Netflix.

TF1, qui a diffusé le 4 avril, à 9 dernier le téléfilm Miraculous World: Shanghai, la Légende de Ladydragon, a enregistré des audiences record, avec 1,3 million de téléspectateurs. La quatrième saison de la série animée arrive le 11 avril prochain sur TF1 et devrait de nouveau conquérir un large public.

C'est quoi exactement?

Miraculous, raconte l'histoire d'une collégienne de 14 ans prénommée Marinette Dupain-Cheng, fille d'un boulanger et de son camarade Adrien Agreste, dont elle est secrètement amoureuse. Tous deux ont le pouvoir de se transformer en super-héros grâce à des kwamis, des sortes de créatures magiques. Ils deviennent alors Ladybug - avec un costume aux couleurs des coccinelles - et Chat noir. Ensemble, ils luttent contre une ribambelle de super-méchants. Un de leurs principaux ennemis est le Papillon qui n'est autre que Gabriel Agreste, le père d'Adrien. Leur principale mission consiste à capturer les akumas, des créatures qui obéissent à Papillon et transforment les gens en super-vilains, en faisant appel à leurs émotions négatives.

L'action de la série se déroule dans un Paris réaliste mais idéalisé (façon Emily in Paris). Miraculous, imaginé par le Français Thomas Astruc, est une coproduction franco-coréo-japonaise. La série est en effet produite par Jérémy Zag et coproduite par Zagtoon, Method Animation, De Agostini, Toei Animation et SAMG Animation. Chaque épisode dure 26 minutes, mais plusieurs téléfilms de 52 minutes ont été produits, comme Miraculous New York: Les Héros Unis en 2020, et le récent Miraculous world Shanghaï, la légende de Lady Dragon.

Les ingrédients du succès

Le succès de Miraculous peu s'expliquer par la diversité des influences et des codes auxquels emprunte la série. On peut reconnaître dans cette intrépide super-héroïne une petite-fille de Fantômette la justicière masquée, née dans les années 1960 sous la plume de Georges Chaulet, et qui fit les riches heures de la bibliothèques roses, et les délices des fillettes de l'époque. Le collège que fréquente Marinette s'appelle en effet "Françoise Dupont", le vrai nom de Fantômette. Mais on peut aussi y trouver des influences nippones ou américaines. Interrogé en septembre 2020 sur France TV Info, Thomas Astruc décrit son oeuvre comme un "un gloubi-boulga de toutes [ses] influences américaines, japonaises, françaises", expliquant son amour des comics mais aussi des manga de Tezuka comme Astro Boy.

"Ce qui est unique dans Miraculous, notait pour sa part dans un communiqué, le producteur Jérémy Zag, et ce qui fait son originalité, c'est son croisement des cultures avec son cadrage à la japonaise et son design à l'américain, le tout dans un univers européen.

Selon les chiffres de TF1, le public de Ladybug est à la fois assez féminin et très familial. la série a donc conquis les fillettes, par son côté "girl power", et se regarde en familles, toutes générations confondues.

Un carton dans le monde entier

Est-ce sa vision d'un Paris de carte postale, ses références internationales? La série, diffusée dans 130 pays cartonne un peu partout dans le monde, des Etats-Unis, au Québec, en passant par le Brésil, mais aussi dans plusieurs pays d'Europe et au Moyen-Orient, où elle se classe parmi les séries préférées des enfants entre 4 et 10 ans. La série a par ailleurs été élue série animée de l'année, lors des Teen Choice Awards, en 2018.

Des produits dérivés en pagaille

Les deux personnages Ladybug et Chat noir ont depuis 2018, leur double de cire au musée Grévin à Paris. Et la série se décline en de nombreux produits dérivés, du classique déguisement, aux accessoires et figurines. Sans parler des sacs à dos, carnets, qui prolongent l'expérience. La série a en effet de nombreuses licences avec des marques telles que Hachette (pour des carnets), la bibliothèque rose, Nathan (pour des puzzle), Rubies (pour les déguisements)...

Magali Rangin