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Killing Eve débarque sur TF1 Séries Films: trois raisons de regarder ce thriller sans pareil

Jodie Comer et Sandra Oh dans "Killing Eve"

Jodie Comer et Sandra Oh dans "Killing Eve" - BBC America

En deux saisons, Killing Eve s'est imposée comme un renouveau du thriller d'espionnage. Les premiers épisodes débarquent ce soir sur la TNT.

De l'espionnage, de la violence, beaucoup d'humour, une pincée de tension sexuelle... Difficile de classer la série Killing Eve, tant elle s'aventure sur plusieurs terrains à la fois. Les téléspectateurs français pourront se faire leur propre idée dès ce soir; la saison 1 débarque à 21 heures sur la chaîne TF1 Séries Film. 

C'est la première fois que cette série à suspense est disponible en clair dans l'Hexagone, après une première diffusion sur Canal+ l'année dernière. Mais les anglophones se passionnent pour ce programme américano-britannique depuis 2018. Killing Eve suit Eve Polastri (Sandra Oh), une agente du service de renseignement britannique qui tente par tous les moyens d'attraper Villanelle (Jodie Comer), une dangereuse tueuse à gage. Voici 3 bonnes raisons de s'intéresser à cette série qui cartonne outre-Manche, adaptation de la saga littéraire Codename Villanelle de Luke Jennings. 

1. Phoebe Waller-Bridge aux commandes

Killing Eve est développée par la nouvelle reine de l'humour britannique. Phoebe-Waller-Bridge est une scénariste, réalisatrice et actrice qui transforme tous les scripts qu'elle touche en or. Son humour acide et enlevé, à son paroxysme dans la série Fleabag, lui a valu une pluie de récompenses cette saison (notamment trois Emmy Awards et deux Golden Globes).

On reconnaît sa patte dans l'intrigue de Killing Eve, où elle officie comme scénariste et réalisatrice. Malgré la violence de la série, elle y glisse un ton décalé inédit dans le genre de l'espionnage. Le personnage de Villanelle, qui alterne entre folie meurtrière et humour grinçant, offre des moments savoureux. La preuve dès la toute première séquence de l'épisode pilote. 

Au-delà de l'humour, Phoebe Waller-Bridge n'oublie jamais qu'il s'agit d'une série d'action. Le spectateur est tenu en haleine au même rythme que les deux personnages perdent la leur, et chaque fin d'épisode invite à regarder le suivant. 

2. Un duo d'actrices d'enfer

En jouant au chat et à la souris à travers toute l'Europe, Eve se prend d'une obsession quasi-amoureuse pour Villanelle, laquelle entretient cette étrange flamme. En installant un jeu de séduction qui ne dit pas son nom entre deux personnage principaux féminins, Killing Eve s'impose comme le renouveau du thriller d'espionnage à la sauce #MeToo. Ou comment enterrer pour de bon la très lisse image de la James Bond Girl.

Cette course-poursuite est servie par un duo d'actrices à l'alchimie indéniable. Sandra Oh, à mille lieues de son rôle dans Grey's Anatomy, excelle en agente du MI-5 aussi déterminée que déboussolée. Jodie Comer, quant à elle, alterne les langues et les accents avec autant de facilité qu'on recharge un revolver. Surtout, elle réussit à amuser tout en dérangeant en sociopathe à l'humour décapant. 

3. La presse unanime

"De la comédie, de la tragédie et de l'excitation: Killing Eve a tout", s'est extasié le Guardian à la sortie de la saison 1. Consequence of Sound avait décrit "une série portée par ses personnages, riche, bizarre, résolument complexe (dont) même les moments prévisibles sont impossibles à prévoir". Le Hollywood Reporter avait salué un programme "massivement divertissant, pour ne pas dire révolutionnaire". 

Et si ces critiques dithyrambiques ne suffisent pas à convaincre, il n'y a qu'à regarder le palmarès de la série. Entre 2018 et 2019, Killing Eve a récolté des dizaines de nominations qui se sont souvent soldées par des récompenses. Notamment un Golden Globe de meilleure actrice dans une série dramatique pour Sandra Oh et un British Academy Television Awards de meilleure actrice dans un rôle principal pour Jodie Comer. Et la success-story suit son cours: la saison 3 est attendue pour le printemps sur BBC America. 

Benjamin Pierret