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Ce qu'il faut savoir sur Hippocrate, la nouvelle série médicale de Canal +

La série Hippocrate

La série Hippocrate - Canal +

Ce lundi soir, Canal+ diffuse les premiers épisodes de sa nouvelle série, Hippocrate.

La série Hippocrate va-t-elle réussir l'exploit de ringardiser Urgences et Grey's Anatomy? Ce lundi soir, Canal+ diffuse les deux premiers épisodes de son nouveau feuilleton, et se lance ainsi dans le monde des séries médicales - un genre plébiscité par les téléspectateurs, mais largement dominé par les productions américaines. Voilà tout ce qu'il faut savoir sur ce nouveau programme.

Une série tirée d'un film

La série Hippocrate, qui se compose de huit épisodes de 52 minutes, est dérivée du film éponyme sorti en 2014. Un succès critique et commercial qui avait attiré près d'un million de spectateurs, avec sept nominations aux Césars dont un prix (meilleur acteur dans un second rôle pour Reda Kateb). Aux manettes des deux projets: le réalisateur Thomas Lilti, également médecin et auteur de deux autres films dans l'univers médical, Médecin de campagne et Première année.

Comme dans le film, la série suit des internes qui font leurs premiers pas à l'hôpital, mais les personnages, l'intrigue et le cadre sont nouveaux.

"Beaucoup de choses sont nouvelles dans la série par rapport au film, le point de départ, notamment. Nous sommes dans un hôpital public de la région parisienne quand arrivent les jeunes internes qui apprennent que les médecins titulaires sont absents pour vingt-quatre heures, mis en quarantaine à cause d'un agent pathogène non identifié", explique Thomas Lilti.

Une série qui veut coller au mieux à la réalité

Avec Chloé (Louise Bourgoin) et Alyson (Alice Belaïdi), le casting s'est largement féminisé par rapport au film, "ce qui correspond à la réalité", explique le réalisateur. "Environ 50% des médecins sont des femmes aujourd'hui en France et ce taux atteint 60% chez les jeunes en formation", poursuit-il. 

Sa référence? La série culte Urgences, "première à mélanger l'ultra-réalisme dans la description des soins et les codes de la série d'action". Ainsi, Hippocrate mêle habilement une intrigue palpitante à la description du quotidien difficile des médecins en milieu hospitalier, avec le manque de moyens, mais aussi les doutes ou les différences de statuts entre internes.

Des acteurs traités comme des internes

Louise Bourgoin raconte au Figaro s'être appuyée sur les gestes médicaux afin de trouver "la concentration nécessaire pour jouer et se prendre pour un médecin".

"Thomas est très attaché à la vraisemblance des gestes. Il nous les a montrés et nous a appris à l’imiter. Jusqu’aux détails les plus invisibles à la caméra. Il me reprenait quand des bulles d’air restaient dans la seringue", explique-t-elle. "J’avais vraiment l’impression d’être un bon médecin! Il nous a traités comme des internes. La blouse attribue aussi une autorité naturelle."

La série, qui a été tournée essentiellement à l'hôpital Robert Ballanger, à Aulnay-sous-bois, utilise les bâtiments, la signalétique, les logos et le matériel de l'AP-HP. L'écriture d'une deuxième saison a déjà commencé.

Nawal Bonnefoy avec AFP