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Philippe Bouvard a été la dernière cible de Jacques Mesrine

Philippe Bouvard à Paris lors d'un enregistrement de l'émission les "Grosses têtes"

Philippe Bouvard à Paris lors d'un enregistrement de l'émission les "Grosses têtes" - Patrick Kovarik - AFP

Le journaliste, qui avait écrit un édito au sujet de "l'ennemi public n°1" en 1979, était sur la liste des cibles de Jacques Mesrine.

C'est une sombre histoire qu'a raconté Philippe Bouvard au micro de RTL. Invité dans l'émission L'heure du crime, le journaliste a confié qu'il devait être le "dernier client" de Jacques Mesrine.

C'est seulement le jour où le criminel a été abattu par les forces de l'ordre, le 2 novembre 1979, que l'emblématique présentateur des Grosses Têtes a découvert que sa vie avait été en danger. "Cette année-là, j'étais chez moi sur la côté d'Azur. Le téléphone a sonné et j'ai entendu une voix qui me disait: ‘'Ici, Devos', alors j'ai dit 'Bonjour Raymond', comme d'habitude", raconte-t-il.

"Et là, il m'a dit ‘'Non, non, c'est pas le comique, c'est le commissaire Serge Devos, chef de la Brigade de répression du banditisme (...). Je voulais vous avertir que nous venons d'abattre Jacques Mesrine il y a une demi-heure, et dans son veston, nous avons découvert un plan de votre villa du Vésinet et les numéros d'immatriculations de vos voitures, ainsi que les itinéraires que vous empruntez chez vous, pour rentrer le soir". 

"Il avait résolu de m'enlever"

C'est à la suite de certains articles à son sujet que le criminel en aurait eu après Philippe Bouvard.

"Effectivement, j'avais consacré deux ou trois chroniques assez vengeresses à Mesrine pour protester contre le fait que cet ennemi public n°1, parce qu'il avait sorti un best-seller et qu'il savait manier la langue française, était devenu un maître à penser de la société française", a expliqué le journaliste.

"Il avait résolu de m'enlever et peut-être de me faire subir le même sort - ou pire - que ce journaliste auquel il reprochait également de l'avoir pris à partie. Sauf qu'il avait réussi à enlever Jacques Tillier, il l'avait gardé plusieurs jours avec lui et il l'avait gravement blessé", ajoute-t-il en se remémorant cet effroyable souvenir.

L'histoire de Jacques Mesrine a fait l'objet de deux films sortis en 2008 (L'instinct de mort et L'Ennemi public n°1), dans lequel il est incarné par Vincent Cassel. 

https://twitter.com/nawalbonnefoy Nawal Bonnefoy Journaliste people, culture et mode BFMTV