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Michel Legrand revient sur les attentats: "Tout est vulgairement et brutalement démoli"

Invité de Nathalie Levy sur BFMTV, le compositeur est venu présenter son spectacle qui se joue au Palais des Congrès de Paris ce jeudi. L'auteur de musiques de films de nombreuses fois récompensées a aussi apporté son regard sur les récents attentats qui ont touché la France.

Une veste de velours noir, un col roulé beige et la légion d'honneur discrètement posée sur le rebord du col, Michel Legrand prend la parole doucement. Le compositeur était l'invité de Nathalie Levy mercredi soir sur BFMTV. L'auteur de quelques-unes des plus belles musiques de films français est venu parler de son nouveau spectacle: Michel Legrand invite Vincent Niclo, qui se jouera au Palais Congrès de Paris ce jeudi 21 janvier.

Le musicien sort aussi un nouvel album, Michel Legrand et ses amis, qui réunit 12 artistes très hétéroclites, de Charles Aznavour à Thomas Dutronc, en passant par Christophe Willem. "Dans la nouvelle génération, il y a de tout, à boire et à manger. Quand la musique est bonne, la vie est bonne", a-t-il confié.

"Ces gens-là tuent pour n'importe quelle raison"

Le compositeur, qui a collaboré avec les plus grands noms du septième art comme Jean-Luc Godard, Jacques Demy et Clint Eastwood, a aussi livré ses impressions après les attentats qui ont secoué la France l'année dernière: "Je vois que, tout à coup, le monde se déchire. La normalité des rapports, l'amour des gens entre eux, le respect, le plaisir, tout est cassé, tout est vulgairement et brutalement démoli. Quelle honte, c'est lamentable! Ces gens-là tuent pour n'importe quelle raison".

Le musicien est aussi revenu sur les quelques années où il a vécu à Hollywood. "Y travailler c'est sublime. Tous les gens sont à leur place. Celui qui plante un clou le fait vraiment comme un spécialiste. Les musiciens sont merveilleux, les studios aussi", a-t-il rapporté. Mais "en dehors du travail, lorsqu'on s'arrête et qu'on a envie de parler de la vie, de la mort, de la politique et de l'avenir, là il n'y a pas grand monde". Ces expériences lui ont donné l'impression que la France est un "pays de culture, pas les Etats-Unis".

Elise Maillard