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Le festival des Vieilles Charrues menace de quitter Carhaix

Les Vieilles Charrues

Les Vieilles Charrues - Fred Tanneau / AFP

La manifestation, un des plus grands rassemblements musicaux de France, envisage de quitter la petite ville du Centre-Bretagne qui l'accueille depuis les années 90.

Le festival des Vieilles Charrues, un des plus grands rassemblements musicaux de France, a annoncé vendredi qu'il étudiait "la possibilité d'aller ailleurs" qu'à Carhaix (Finistère), petite ville du Centre-Bretagne qui l'accueille depuis les années 90.

"Si l'on peut trouver 100 hectares en Bretagne, on étudiera la possibilité d'aller ailleurs", a déclaré à l'AFP Jean-Luc Martin président de l'association des Vieilles Charrues, confirmant une information du quotidien régional Le Télégramme.

"Aujourd'hui, le festival est organisé sur 85 hectares mais nous signons une convention chaque année avec la mairie et chaque année, on nous pique des petits bouts de terrain", a-t-il expliqué. "Un jour viendra où on ne pourra plus organiser le festival car nous accueillons 80.000 personnes chaque jour sur le site. Nous voulons avoir la certitude de pouvoir pérenniser l'utilisation du terrain pour les 10 ans à venir", a-t-il ajouté.

Bientôt des installations permanentes?

Le festival aimerait également disposer d'installations permanentes (toilettes, éclairage, électricité) pour organiser des concerts en dehors des dates du festival. "Mais c'est difficile sur des terrains qui ne sont pas à nous", a expliqué Jean-Luc Martin.

Des négociations ont eu lieu avec la mairie de Carhaix, qui a proposé la création d'une société d'économie mixte (SEM) pour la gestion du parc de Kerampuilh, site du festival, car "c'est un endroit qui sert à plein d'associations", selon le maire Christian Troadec.

"Il y a toujours une négociation possible"

Une proposition qui "sur le principe nous convient", a indiqué Jean-Luc Martin. Mais le conseil d'administration des Vielles Charrues "s'est prononcé contre le protocole d'accord proposé par la mairie parce qu'il ne nous convenait pas. Il n'y avait nulle trace de la possibilité de construire sur les terrains", a-t-il indiqué.

Pour Christian Troadec, "il y a toujours une négociation possible". "Ils n'ont aucune raison de se plaindre, on vit ça comme une injustice", a-t-il ajouté. Et "généralement, personne n'apprécie le chantage comme arme de négociation en pleine campagne électorale", a prévenu le maire, par ailleurs cofondateur du festival. "Ça ira mieux en avril", après les élections municipales de mars, a-t-il ajouté.

La 29e édition du festival se tiendra du 16 au 19 juillet 2020. La dernière édition de ce festival "100% associatif" a accueilli en quatre jours 270.000 spectateurs.

J.L. avec AFP