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Johnny Depp et Jeff Beck accusés de plagiat pour leur morceau "Sad Motherfuckin' Parade"

Johnny Depp lors du festival du film américain de Deauville en 2021 et Jeff Beck lors de la sortie de son nouveau livre en 2016.

Johnny Depp lors du festival du film américain de Deauville en 2021 et Jeff Beck lors de la sortie de son nouveau livre en 2016. - Montage BFMTV.com / Loic Venance / Kevin Winter - AFP

Les deux artistes, qui ont sorti un album en commun le 15 juillet dernier, auraient repris sans autorisation un poème de Bruce Jackson, publié en 1974, pour écrire les paroles de leur morceau.

Deux mois après le verdict en sa faveur dans son procès en diffamation contre son ex-épouse Amber Heard, Johnny Depp et son ami la légende du rock Jeff Beck se retrouvent impliqués dans une affaire de plagiat.

Comme le rapporte Rolling Stone, les deux artistes, qui ont sorti un album en commun en juillet dernier, sont accusés d'avoir repris, sans autorisation, un poème de Bruce Jackson dans leur morceau Sad Motherfuckin' Parade.

"Hobo Ben"

Publié en 1974 dans le recueil Get Your Ass In The Water And Swim Like Me, ce texte intitulé "Hobo Ben" relate les périples d'un vagabond, Slim Wilson, qui voyage à travers les États-Unis. Ici, il s'invite à une fête et s'adresse aux organisateurs:

"Ladies of culture and beauty so refined, is there one among you that would grant me wine? (Mesdames si cultivées, belles si raffinées, y en a-t-il une parmi vous qui m'offrirait du vin?) / I’m raggedy I know, but I have no stink (Je suis débraillé, je sais, mais je ne pue pas) / and God bless the lady that’ll buy me a drink (Et que Dieu bénisse la dame qui me paiera un verre) / Hattie turned to Nadine with a laugh and said, ‘What that funky motherf*cker really need, is a bath. (Hattie s'est tournée vers Nadine en riant et a dit : "Ce dont cet enc*lé a vraiment besoin, c'est d'un bain)", peut-on lire dans ce poème.

Dans Sad Motherfuckin' Parade, Johnny Depp et Jeff Beck reprennent un certain nombre de ces vers notamment "Je suis débraillé, je sais, mais je ne pue pas", "Dieu bénisse la dame qui me paye un verre" et "Ce dont cet enfoiré a vraiment besoin, c'est d'un bain". Mais Bruce Jackson affirme ne pas figurer dans les crédits du titre.

"Les deux seules paroles écrites par Depp et Beck que j'ai pu trouver dans tout le morceau sont 'Big time motherfucker' et 'Bust it down to my level'. Tout le reste provient de mon poème. Je publie des trucs depuis 50 ans, et c'est la première fois que quelqu'un s'approprie mes textes en mettant son propre nom dessus", a déclaré Bruce Jackson à Rolling Stone.

Pour le moment, Bruce Jackson a confié au média musical américain qu'il ne comptait pas intenter de procès à Johnny Depp et Jeff Beck mais il étudie, avec son fils, Michael Lee Jackson, les autres recours en justice possibles.

Carla Loridan