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Jamiroquai: "non, je n'étais pas à Washington"

"QAnon Shaman", à l'intérieur du Capitole à Washington, le 7 janvier 2020

"QAnon Shaman", à l'intérieur du Capitole à Washington, le 7 janvier 2020 - Saul LOEB / AFP

Le chanteur britannique a réagi avec humour aux comparaisons de nombreux internautes, qui lui ont trouvé une ressemblance avec l'un des manifestants.

Jay Kay, chanteur du groupe Jamiroquai, s'est retrouvé malgré lui mêlé à l'invasion du Capitole à Washington par des suporters de Donald Trump. Jake Angeli, l'un des milliers de militants qui ont perturbé le Congrès mercredi, a été comparé à l'artiste britannique par de nombreux internautes en raison de son accoutrement. Si bien que l'interprète de Little L a réagi ce jeudi par le biais d'une vidéo publiée sur Twitter:

"Bonjour, le monde! Certains d'entre vous pensent peut-être m'avoir vu à Washington hier soir, mais je n'étais pas avec tous ces cinglés", plaisante-t-il. En légende, il fait référence à la tenue qui lui a valu des comparaisons: "J'adore la coiffe, mais je ne suis pas sûr que ce soit le genre de personnes avec qui je traîne."

Jake Angeli s'est fait remarquer en se présentant au Capitole torse nu, vêtu d'une peau de bête, le visage maquillé aux couleurs du drapeau américain. Sur Twitter, les plaisanteries sur sa ressemblance avec le chanteur aux tenues souvent extravagantes ont été nombreuses.

Journée chaotique

Jake Angeli est déjà connu des militants d'extrême-droite américains. Celui qui réside en Arizona est un membre influent de la mouvance conspirationniste QAnon; sa coiffe, qu'il a déjà arborée par le passé, lui a valu le pseudonyme de "QAnon Shaman".

Les militants pro-Trump, encouragés par ce dernier à "marcher vers le Capitole", s'y sont introduits alors qu'une session se tenait pour valider définitivement la victoire de Joe Biden lors de l'élection présidentielle de novembre dernier. La séance a été interrompue, et les conséquences ont été dramatiques: la police a annoncé quatre morts, dont une manifestante. Les autorités ont procédé à 52 interpellations. Lors d'une allocution, Joe Biden a qualifié cette scène d'"insurrection", et a dénoncé une "agression sans précédent" contre la démocratie.

https://twitter.com/b_pierret Benjamin Pierret Journaliste culture et people BFMTV