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Concert-test: 6 mois après, de nouveaux résultats confirment "l'absence de sur-risque de transmission"

Les gens applaudissent lors d'un concert du DJ français Etienne de Crecy et du groupe pop Indochine à l'AccorHotels Arena de Paris le 29 mai 2021.

Les gens applaudissent lors d'un concert du DJ français Etienne de Crecy et du groupe pop Indochine à l'AccorHotels Arena de Paris le 29 mai 2021. - STEPHANE DE SAKUTIN

Un communiqué de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) apporte des précisions quant à l'expérimentation "Ambition Live Again", organisée le 29 mai dernier à l'Accor Arena de Paris.

Il y a six mois, quelques milliers de chanceux avaient eu la chance de retourner dans une salle de concert dans le cadre d'une expérimentation, "Ambition Live Again". Organisée le 29 mai dernier à l'Accor Arena de Paris, celle-ci devait permettre de démontrer que des spectateurs testés négatifs au Covid-19 en amont, ne couraient pas plus de risque de se contaminer à ce concert qu'en temps normal. Cinq mille spectateurs avaient ainsi assisté à ce concert d'Indochine.

Début juillet, des premiers résultats de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) démontraient "l'absence de sur-risque d'infection" au Covid-19. Ceux-ci ont été confirmés par l'étude SPRING - AP-HP, encore plus approfondie, dont le détail est dévoilé dans un communiqué ce samedi, et publié dans The Lancet.

"Les résultats de cette étude montrent que la participation à un rassemblement de grande ampleur n’a pas été associée à un sur-risque de transmission du SARS-CoV-2 lors d’un concert en configuration debout sans distanciation physique dans une salle fermée à condition qu’un protocole sanitaire adapté soit mis en œuvre", peut-on lire.

Un taux d’infection similaire

Sur 20.000 volontaires, un groupe de 7500 personnes entre 18 et 45 ans avait été sélectionné après un premier test antigénique négatif. Parmi eux, 5000 ont pu danser sur Tes Yeux Noirs, tandis que 2500 étaient restés chez eux. Tous les participants avaient été invités à se soumettre à un test salivaire préalable, puis à un autre sept jours plus tard. Le nombre de cas positifs a ensuite été comparé dans les deux groupes.

"L’étude a montré un taux d’infection similaire chez des personnes participant à un concert comparé à des personnes n’y participant pas", précise le communiqué. "Le taux d’incidence observé dans les deux groupes (0.20% et 0.15%, respectivement) correspond au taux d’incidence en Île-de-France estimé dans les deux semaines précédant l’événement (190/100.000 pour la même tranche d’âge)".

Une cinquième vague

L'AP-HP souligne toutefois que l'expérience a été réalisée avant que le variant Delta, "dont on sait qu’il est plus transmissible", circule majoritairement en France. Mais celui-ci est "détecté par les tests antigéniques classiques et le port du masque est efficace pour prévenir sa transmission".

"L’autre élément est qu’actuellement, la couverture vaccinale de la population française est bien plus élevée qu’au moment de la réalisation de l’étude. Les résultats restent néanmoins particulièrement intéressants pour toutes les situations où la couverture vaccinale est plus basse", est-il expliqué.

Ce samedi marque une nouvelle étape pour la lutte contre le Covid-19 en France, confrontée à une nouvelle vague épidémique. Dès aujourd'hui, toutes les personnes âgées de plus de 18 ans pourront bénéficier du rappel vaccinal contre le virus.

En parallèle, le B.1.1.529, rebaptisé Omicron par l'OMS, nouveau variant repéré pour la première fois au Botswana, a été détecté dans plusieurs pays d'Europe.

Nawal Bonnefoy avec AFP